Le projet repose sur l’installation d’une filtration membranaire haute performance, combinant nanofiltration et osmose inverse basse pression sur les trois principales usines du Sedif. Cette évolution vise à renforcer durablement la qualité sanitaire de l’eau distribuée.
Trois objectifs structurent cette stratégie :
- d’abord, la santé publique bien sûr avec l’objectif d’élimination des micropolluants émergents (PFAS, résidus pharmaceutiques, perturbateurs endocriniens), aujourd’hui difficilement traités par les filières conventionnelles ;
- mais aussi, la performance économique et énergétique, qui couvre, la réduction du calcaire, avec un impact direct sur la durée de vie des équipements domestiques et la consommation d’énergie des foyers ;
- et enfin, la transition environnementale, avec la réduction progressive du recours au chlore et diminution des bouteilles plastiques grâce à une eau du robinet au goût amélioré.
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Une concertation citoyenne jugée structurante
Le Sedif insiste sur la place accordée au dialogue public, malgré une participation jugée modérée par les commissions, attribuée à la technicité du dossier et au contexte local.
L’établissement public a déployé un dispositif d’information élargi : campagnes médiatiques, relais municipaux, kits de communication à destination des communes membres, et outils numériques. Selon le syndicat, cette démarche a permis d’enrichir les échanges et d’améliorer la compréhension du projet.
Dans le prolongement du débat public organisé par la Commission nationale du débat public en 2023, le Sedif prévoit la création de dispositifs locaux d’information et de suivi, dont des instances de concertation sur les sites de production.
Des recommandations intégrées dès la conception
Les commissions d’enquête ont reconnu la pertinence globale du projet, estimant que les bénéfices sanitaires et économiques surpassent les impacts identifiés. Plusieurs recommandations ont été intégrées :
- veille technologique sur les membranes : renouvelées tous les 7 à 8 ans, elles feront l’objet d’un suivi continu. Le Sedif explore également des solutions de valorisation des membranes usagées, notamment énergétiques, en l’absence actuelle de filière de recyclage structurée.
- gestion des rejets : amélioration du traitement des effluents, avec valorisation agricole du phosphore et développement de solutions de traitement sur site via des programmes de R&D financés à hauteur de 1 % des ventes d’eau.
- suivi des chantiers et riverains : création d’un comité de suivi pour le site de Choisy-le-Roi afin d’assurer transparence et sécurité durant les travaux.
Des effets attendus sur les usages quotidiens
Le Sedif met en avant des bénéfices directs pour les ménages, notamment sur le plan énergétique. Une eau moins calcaire permettrait une montée en température plus rapide et limiterait l’entartrage des équipements, réduisant mécaniquement la consommation électrique.
Selon des travaux de l’Institut national de l’économie circulaire, l’économie moyenne pourrait atteindre environ 50 euros par foyer et par an, sans changement de comportement.
Sur le plan environnemental, l’amélioration du goût de l’eau, notamment grâce à la réduction du chlore, est présentée comme un levier clé pour encourager la consommation directe du robinet et réduire jusqu’à plusieurs dizaines de millions de bouteilles plastiques chaque année.
Un déploiement progressif jusqu’en 2027
Ouverture de la concertation pour l’usine de Neuilly-sur-Marne depuis avril 2026
Autorisations environnementales attendues à l’été 2026 pour Méry-sur-Oise et Choisy-le-Roi
Début des travaux : été 2026 à Méry-sur-Oise, fin 2026 à Choisy-le-Roi
Démarrage du chantier de Neuilly-sur-Marne en janvier 2027
Ouverture de la concertation pour l’usine de Neuilly-sur-Marne depuis avril 2026
Autorisations environnementales attendues à l’été 2026 pour Méry-sur-Oise et Choisy-le-Roi
Début des travaux : été 2026 à Méry-sur-Oise, fin 2026 à Choisy-le-Roi
Démarrage du chantier de Neuilly-sur-Marne en janvier 2027