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De l’inspection vidéo au diagnostic géoréférencé : la mutation des systèmes robotisés

VERONICA VELEZ, LE 10 MARS 2026
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De l’inspection vidéo au diagnostic géoréférencé : la mutation des systèmes robotisés
Crédit VV
Avec un développement longtemps orienté vers l’observation vidéo, les robots d’inspection des réseaux d’assainissement connaissent ces dernières années une véritable révolution technologique. Inspection haute définition, fraisage embarqué, géoréférencement 3D, intelligence artificielle : les équipements deviennent multifonctions et transforment en profondeur les pratiques des exploitants. Parmi les acteurs historiques du secteur, le fabricant allemand Ibak illustre cette montée en puissance des technologies embarquées.

« Nous ne voulons pas enfermer les utilisateurs dans un seul domaine d’application », explique Antoine Binet, représentant de la marque en France. L’objectif est clair : proposer des solutions polyvalentes et adaptées aux besoins du terrain.
Les nouveaux robots d’inspection ne se limitent plus à la captation d’images. Ils peuvent désormais combiner plusieurs fonctions : inspection vidéo haute définition, fraisage racinaire, géoréférencement en coordonnées XYZ. Cette convergence technologique permet d’optimiser les interventions, de réduire les déplacements et d’améliorer la productivité globale des équipes.

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Des systèmes complets et modulables
Au-delà des caméras, IBAK propose des systèmes complets comprenant chariots motorisés, enrouleurs de câbles, modules de commande et logiciels d’analyse. Les configurations sont modulables selon les diamètres de conduites et les contraintes d’exploitation.
La technologie de caméra 360° constitue l’une des avancées majeures. Elle permet d’enregistrer, en une seule passe et sans arrêt, l’intérieur des canalisations et des regards en résolution 4K. L’évaluation de l’état peut ensuite être réalisée indépendamment de l’inspection, depuis le véhicule ou au bureau. Résultat : une base de données complète et objective pour orienter les décisions de maintenance et de réhabilitation.

Des chariots adaptés à chaque diamètre
Le chariot porte-caméra T66 et sa version T66 HD sont dédiés à l’inspection des conduites de 100 à 400 mm de diamètre. Polyvalents, ils peuvent accueillir différents modèles de caméras et accessoires selon les besoins. Le chariot T76 associé aux caméras ORPHEUS ou ARGUS 5, offre une stabilité renforcée et une forte capacité de traction.
Pour les grands diamètres, de 850 à 3 000 mm, le fabricant propose différents accessoires spécifiques permettant de positionner l’axe de la caméra conformément aux exigences normatives (à la moitié du diamètre de la conduite).
Toutes les caméras sont désormais disponibles en Full HD, avec zooms précis et têtes orientables. Elles permettent également des mesures de diamètre, déformation et dommages.

Inspection et fraisage sur un même robot
Dernière innovation en date : l’intégration d’un module de fraisage sur un chariot d’inspection le T66 Air. Alimenté par un compresseur d’air, le fraiseur pneumatique permet notamment le traitement des racines, fraisage de branchements pénétrants, ouverture…en réseau d’assainissement.
« C’est l’un des plus petits modèles du marché en fonction tractée équipé d’une tête de fraisage », souligne Antoine Binet. Cette solution est réservée à l’assainissement, la réglementation interdisant son usage en eau potable.
Pour les réseaux d’eaux pluviales ou l’inspection de chambres de branchement, des modèles plus volumineux sont disponibles.
Les systèmes d’inspection IBAK permettent avec la même régie et le même enrouleur de passer en mode « réhabilitation ». Les entreprises peuvent ainsi élargir leur champ d’intervention sans multiplier les équipements. Des solutions d’hydrodémolition à ultra-haute pression (jusqu’à 3 000 bars) existent également en partenariat avec d’autres fabricants spécialisés.

Le géoréférencement depuis l’intérieur
L’une des avancées bien reconnues d’IBAK concerne le géoréférencement interne des canalisations. Grâce à un capteur 3D GeoSense intégré à la tête de caméra, le tracé des réseaux principaux et des branchements est enregistré automatiquement en coordonnées XYZ au cours de l’inspection.
Le système exploite les données GPS des regards, un gyroscope embarqué et un logiciel d’intégration SIG. Le tracé du collecteur et des branchements peut ainsi être reconstitué depuis l’intérieur de la canalisation, sans intervention en surface.
« On mutualise deux métiers : celui d’opérateur d’inspection et celui de géomètre », poursuit Antoine Binet.
La mesure hydrostatique développée par le fabricant complète le dispositif en permettant de vérifier précisément les points hauts et le profil altimétrique des conduites.

L’intelligence artificielle en ligne de mire
Le secteur amorce également son virage vers l’intelligence artificielle. Des solutions permettent déjà d’analyser automatiquement les vidéos d’inspection et de proposer une synthèse des défauts détectés. L’opérateur n’a plus qu’à valider ou corriger l’analyse.
Ces technologies sont actuellement testées dans quelques pays notamment l’Allemagne et pourraient, à terme, permettre une progression automatisée des caméras dans certaines configurations.

Une offre globale
Au-delà des équipements, IBAK accompagne ses clients avec des formations techniques, un support logiciel et un réseau de distributeurs couvrant l’ensemble du territoire français.
À mesure que les exigences réglementaires se renforcent et que les collectivités recherchent davantage de performance et de traçabilité, les robots d’inspection ne sont plus de simples outils d’observation. Ils deviennent de véritables plateformes technologiques, combinant diagnostic, intervention et cartographie numérique des réseaux souterrains.

     Un cadre normatif structurant
L’inspection des réseaux d’assainissement est encadrée par des normes européennes exigeantes.
La norme NF EN 13508-2+A1 harmonise la codification des défauts observés lors des inspections télévisées. Les anomalies sont identifiées par des codes standardisés, communs à l’ensemble des pays européens.
La norme NF EN 1610 définit quant à elle les exigences liées à la construction, à l’inventaire et au fonctionnement des réseaux.
En France, le contrôle et l’accréditation des organismes d’essais relèvent du COFRAC, notamment pour les tests d’étanchéité des ouvrages.
Par ailleurs, la réglementation impose une inspection complète des réseaux sur une période de dix ans, soit environ 10 % du linéaire chaque année.


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