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Transition écologique : le numérique devient un enjeu clé de la SNBC3

LA RÉDACTION, LE 11 MARS 2026
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Transition écologique : le numérique devient un enjeu clé de la SNBC3
Pour la première fois, le secteur numérique fait l’objet d’un plan spécifique dans le projet de Stratégie nationale bas-carbone (SNBC3), publié le 12 décembre par le Ministère de la Transition écologique. Représentant 4,4 % de l’empreinte carbone française en 2022, le numérique pourrait doubler d’ici 2050 sans mesures supplémentaires. La SNBC3 propose un ensemble de leviers pour maîtriser cette trajectoire et favoriser une transition numérique plus durable.

Le projet de SNBC3 sera prochainement soumis à consultation publique avant son adoption par décret au printemps 2026. Il fixe des objectifs ambitieux pour contenir l’empreinte carbone du numérique à court terme et stabiliser sa progression autour de 2030. Parmi les mesures phares figurent l’allongement de la durée de vie des équipements — avec une moyenne de +2 ans d’ici 2030 — et la stabilisation de la consommation de données prévue vers 2035.

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Une empreinte mondiale à surveiller
L’empreinte carbone du numérique dépendra également de la décarbonation mondiale, notamment de l’intensité carbone des mix électriques. Les trajectoires proposées vont d’un scénario compatible avec l’Accord de Paris (~1,5 °C) à un scénario basé sur les politiques annoncées (~2 °C). La maîtrise de la consommation électrique des centres de données constitue un enjeu clé pour éviter la concurrence avec d’autres secteurs en pleine électrification et assurer la souveraineté numérique française.

Les leviers pour un numérique plus sobre
Les leviers identifiés par la SNBC3 reposent sur plusieurs axes :
- Un allongement de la durée de vie des terminaux : écoconception, réparation, réemploi, recyclage et modèles alternatifs à l’achat.
- La sobriété numérique : amélioration de l’écoconception des services, recours à l’IA frugale, gestion optimisée des données, réduction de l’empreinte de la vidéo en ligne et sensibilisation des usagers.
- Une maîtrise de l’empreinte des centres de données : efficacité énergétique, transparence des données et valorisation de la chaleur fatale.
- Des actions transversales : soutien au développement de l’IA frugale et amélioration de la transparence environnementale.
Le projet présente 12 orientations concrètes, parmi lesquelles l’éco-conception des services numériques, la limitation des stratégies de captation de l’attention, la réduction de l’impact des matériels utilisateurs, et l’amélioration de l’impact environnemental des réseaux de télécommunications. La SNBC3 entend ainsi engager la France vers un numérique plus sobre et responsable, en phase avec les objectifs climatiques nationaux et internationaux.


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