En juin dernier, l’organisme professionnel de prévention du BTP réunissait les correspondants prévention des entreprises du BTP sur le thème du risque routier. Bilan : le risque routier est encore peu pris en compte mais le constat est en évolution.
L’accident de la circulation reste la seconde cause de mortalité au travail dans le BTP après les chutes avec dénivellation. Des progrès ont été réalisés sur les équipements des véhicules, mais les règles de sécurité sont toujours négligées. Si la sécurité sur les chantiers est plus ferme que sur les routes, c’est parce que conduire n’est pas perçu comme un acte de travail, mais de routine. Le cumul des heures de conduite, les déplacements inutiles, la surcharge du véhicule ou encore la météo, et la fatigue sont autant de facteurs qui augmentent le risque d’accident. Les entreprises en sont conscientes mais sont souvent démunies, d’une part parce qu’il est difficile de sensibiliser les employés et d’autre part, parce qu’elles ne sont pas informées des solutions existantes.
L’OPPBTP a listé de nombreuses solutions susceptibles de diminuer les accidents de la route. La technologie (GPS…), la gestion des véhicules, et la réduction des déplacements inutiles sont les principaux vecteurs pour plus de sécurité. Des affiches de sensibilisation sont disponibles sur le site de l’OPPBTP et, dans le cadre du partenariat OPPBTP/BTP Banque, des aides au financement d’équipements de véhicule utilitaire léger (VUL) sont proposées aux entreprises.