Ce projet de 18 000 m2 illustre une double ambition : offrir une seconde vie à un bâtiment emblématique et répondre aux besoins croissants de l’enseignement supérieur grâce à un campus innovant, durable et conçu sur-mesure. A l’abandon depuis 2004, l’ancienne école d’architecture de Nanterre, oeuvre emblématique des années 70 conçue par les architectes Jacques Kalisz et Roger Salem, entame aujourd’hui une nouvelle étape de son histoire. Ce projet de transformation imaginé avec l’agence d’architecture It’s s’inscrit pleinement dans une logique de recyclage urbain, sans artificialiser de nouveaux sols. Prenant appui sur l’idée fondatrice du bâtiment des années 70 (penser l’école comme une extension naturelle du parc environnant), l’équipe a fait de ce principe l’un des fils conducteurs du projet. La rénovation a été pensée comme un gradient architectural : depuis la préservation de l’image d’origine du bâtiment Kalisz jusqu’à l’expression contemporaine des trois nouveaux volumes, en passant par la dématérialisation de l’agora, désormais couverte d’une verrière baignée de lumière naturelle.
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Les nouveaux bâtiments s’inscrivent dans la continuité des principes de flexibilité qui caractérisaient l’oeuvre de Jacques Kalisz : des plateaux libres reconfigurables selon l’évolution des usages pédagogiques, des balcons de façade favorisant le lien entre intérieur et extérieur, ainsi qu’un tissage vertical de brise-soleil en bambou assurant à la fois la protection thermique et une diffusion lumineuse maîtrisée dans les salles de classe. Les structures hybrides bois-béton des bâtiments neufs prolongent cette logique, en y intégrant les impératifs environnementaux d’aujourd’hui.
Cette approche permet de conjuguer respect du patrimoine architectural et exigences contemporaines, tout en réduisant significativement l’empreinte carbone du projet.
L’opération intègre plusieurs dispositifs liés à la performance énergétique et à la réduction de l’empreinte carbone : utilisation de murs à ossatures bois, de poteaux-poutres métalliques et de béton bas carbone pour les nouveaux bâtiments ; une verrière ETFE couvrant l’agora centrale, assurant une gestion solaire dynamique, associée à des solutions de ventilation naturelle et à des brise-soleil en bambou, limite le recours à la climatisation ; 750 m2 de panneaux photovoltaïques contribuant à une production annuelle de 170 MWh, couvrant 7% de la consommation totale d’électricité du campus ; construction hors-site avec 100% des escaliers réalisés en préfabrication, plus de 1,2 km de coursives bois (soit près de 2 500 m2), 60 m3 de brise-soleil et 450 m2 de solives bois destinées aux salles de cours. Les façades neuves ont également été conçues en façades à ossature bois (FOB) et murs à ossature bois (MOB). Les coursives et façades ont été développées selon une logique en 2D, tandis que les solives ont été produites selon une approche 1D.
Le recours à la construction hors-site a permis de réduire l’empreinte carbone du chantier, de limiter les nuisances sonores et les flux logistiques, tout en accélérant le calendrier de réalisation et en améliorant les conditions de sécurité des ouvriers. Cette démarche a également constitué un levier d’innovation industrielle : Eiffage Construction Savare, en charge de l’ensemble des éléments bois hors-site du Campus du Parc, a investi dans une machine de taille de lamellé-collé capable de produire des pièces jusqu’à 16,5 mètres de long, parmi les plus performantes d’Europe dans cette catégorie.
Le projet vise les certifications environnementales les plus exigeantes : E+C-, BBCA Rénovation et Bâtiment Durable Francilien.
Avec le Campus du Parc, De Vinci Higher Education renforce son positionnement parmi les acteurs de référence de l’enseignement supérieur privé en France. En s’implantant au coeur du territoire stratégique de Nanterre-La Défense, ses écoles (EMLV, ESILV, IIM) bénéficient d’un campus à la hauteur de leur dynamique de croissance et de leur ambition pédagogique.