Des boogies jonchant le sol, une locomotive renversée et disloquée du reste la rame… Les images du train TER Rouen-Caen à Cléon après son déraillement vendredi 11 septembre témoigne de la violence de l’accident. Par miracle ce dernier n’a fait que 44 blessés et aucun mort sur les 188 passagers. Le conducteur s’en est sorti avec seulement une côte fêlée alors que la locomotive s’est détachée du convoi et a terminé sa course dans le talus.
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Les deux grues Kirow de France ont été sollicitées pour relever les rames (une appartient à TSO et une à SNCF Réseau). Les travaux préparatoires (retrait de la caténaire, débroussaillage) pour le relevage ont démarré dimanche à midi, après que les enquêtes de terrain se soient terminées. Les grues arriveront mardi en journée pour un minimum de huit jours de travaux de relevage. Au terme de ces derniers, la phase de reconstruction de la voie débutera. La durée des travaux de réparation de la voie n’est pas encore déterminée.
Des dizaines de morceaux de rail éclatés suite aux chocs
Trois jours après le déraillement, le procureur de la République, Stéphane Gallois a donné plus de précisions sur la chaine ICI Normandie ce lundi matin concernant le morceau de rail retrouvé sur la voie : « Nous disposons de plusieurs dizaines d’autres morceaux qui ont éclaté suite aux chocs et qui étaient sans doute rattachés à ce rail, que nous avons dû prélever un par un et que nous allons devoir maintenant analyser pour essayer d’y trouver des traces de tous ordres. Des traces digitales, traces génétiques, traces plus techniques qui permettront de comprendre et d’ailleurs peut-être de reconstituer la pièce entière qui a été déchiquetée par le choc. »
Deux pistes sont écartées : la voie n’était pas défectueuse et le rail retrouvé en plein milieu de la voie ne se serait pas échappé du précédent train (la rame passée précédemment transportait des voyageurs). La piste d’un acte malveillant semble privilégiée mais avec beaucoup de prudence. Deux enquêtes ont été ouvertes.