Le bilan est particulièrement significatif : le gestionnaire enregistre une baisse de 43 % de la consommation d’énergie, 43 % des pertes en eau et 43 % des émissions de CO₂ par rapport à un fonctionnement non télégéré. À ces gains environnementaux s’ajoute un bénéfice économique estimé à 270 000 euros par an.
Ces résultats mettent en évidence le caractère systémique de la digitalisation des réseaux. En réduisant les volumes de fuites, les stations de pompage fonctionnent moins longtemps et nécessitent moins d’énergie pour maintenir les niveaux de pression. Cette diminution des consommations électriques se traduit mécaniquement par une réduction des émissions de gaz à effet de serre. La performance hydraulique devient ainsi un levier direct de décarbonation des services d’eau.
Au-delà de la supervision en temps réel, les outils de télégestion permettent d’optimiser les consignes de fonctionnement, de détecter rapidement les anomalies, d’ajuster les pressions selon les besoins et d’améliorer le rendement global du réseau. Une approche qui répond à la fois aux enjeux de sobriété énergétique, de préservation de la ressource et de maîtrise des coûts d’exploitation.
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Cette évolution s’inscrit dans une tendance observée à l’échelle européenne. Face au vieillissement des infrastructures et aux épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents, plusieurs pays accélèrent leurs investissements dans la modernisation des réseaux. L’Italie mobilise ainsi une partie de son Plan national de relance et de résilience (PNRR) pour réduire un taux moyen de pertes supérieur à 40 %, tandis que l’Espagne consacre plusieurs milliards d’euros à la digitalisation de son cycle de l’eau afin de renforcer sa résilience face au stress hydrique.
Présent dans sept pays et distribuant ses solutions dans plus de quarante-cinq marchés, Lacroix accompagne cette transformation avec des systèmes de télégestion et de supervision adaptés aux différents contextes d’exploitation. L’objectif est de fournir aux exploitants des outils capables d’améliorer le pilotage des installations tout en répondant aux exigences croissantes de performance des services d’eau.
La cybersécurité, nouvel enjeu des réseaux intelligents
La multiplication des équipements connectés s’accompagne toutefois de nouvelles exigences en matière de cybersécurité. Les infrastructures d’eau figurent désormais parmi les services essentiels dont la protection est renforcée par les réglementations européennes, notamment la directive NIS2 et le Cyber Resilience Act.
Pour répondre à ces enjeux, Lacroix intègre des mécanismes de sécurité dès la conception de ses solutions : gestion centralisée des accès, authentification par certificats, sécurisation des échanges de données ou encore protection des communications entre les équipements de terrain et les plateformes de supervision.
À mesure que les réseaux deviennent plus intelligents, la digitalisation ne constitue plus uniquement un outil d’optimisation de l’exploitation. Elle apparaît également comme un levier stratégique pour renforcer la résilience des services d’eau face aux défis climatiques, énergétiques et numériques.