L’inauguration d’une centrale d’enrobés constitue toujours un moment particulier dans la vie d’une entreprise. Elle traduit une vision de long terme et une confiance dans l’avenir, d’autant plus significatives lorsqu’elles concernent un territoire rural parfois qualifié, à tort, de « vide ».
« Notre engagement financier ici est réalisé au service de nos clients, renforçant notre volonté d’être toujours plus proche d’eux, tout en étant plus compétitif et à la hauteur des grands défis économiques et environnementaux de demain », souligne Vincent Martin lors de son discours inaugural.
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À travers ce projet, le groupe adresse un message clair : la compétitivité ne repose pas exclusivement sur la maîtrise des coûts. Elle passe également par l’innovation, l’investissement et la confiance accordée aux territoires. Alors que la désertification économique est régulièrement évoquée dans certaines régions françaises, Merlot TP fait le pari inverse : celui de la production locale, de l’emploi durable et de la création de valeur au plus près du terrain.
Une technologie tournée vers le bas carbone
Dimensionnée pour atteindre une capacité de production de 250 t/h, la centrale Ermont NEO2 vise une production annuelle de 100 000 tonnes d’enrobés de haute qualité, contre environ 60 000 tonnes pour l’installation précédente.
Au-delà de ses performances industrielles, l’équipement a été conçu pour intégrer jusqu’à 50 % d’agrégats d’enrobés recyclés dans les nouvelles formulations tout en réduisant la consommation énergétique. Pour son alimentation, le groupe a retenu du gaz naturel liquéfié (GNL) fourni par Antargaz. Une solution offrant un meilleur bilan environnemental que le fioul lourd tout en garantissant une plus grande souplesse d’approvisionnement grâce à des livraisons mutualisées par camions-citernes.
Cette centrale à production continue présente également plusieurs avantages en matière de qualité et d’environnement. Son architecture est plus compacte qu’une installation discontinue traditionnelle et son système de traitement des fumées repose sur la technologie brevetée Retroflux développée par le constructeur français Ermont. Ce procédé de séchage à contre-courant autorise l’incorporation de fortes proportions de matériaux recyclés tout en limitant les consommations énergétiques et les émissions polluantes. Les vapeurs d’hydrocarbures susceptibles d’être dégagées lors du chauffage des agrégats recyclés sont redirigées vers la zone de combustion du brûleur où elles sont soumises à des températures élevées. Elles sont ainsi détruites thermiquement avant leur passage dans le circuit de traitement des fumées.
« Cette technologie Ermont, développée dès les années 1990, continue d’évoluer pour améliorer ses performances énergétiques et répondre aux exigences environnementales les plus récentes. Avec cette nouvelle installation, nous estimons pouvoir réduire sensiblement nos consommations d’énergie tout en bénéficiant d’une grande souplesse de production. Le stockage d’enrobés à température permet notamment d’assurer les fins de poste comme les reprises de livraison dès le lendemain matin, avec des gains significatifs en matière de logistique et de compétitivité », explique Vincent Larrochette, directeur du matériel du groupe Roger Martin.
Au-delà de la seule performance industrielle, cette inauguration illustre une conviction forte : aucun territoire n’est condamné au déclin dès lors qu’on y investit, qu’on y crée de l’activité et qu’on y prépare l’avenir. « C’est précisément dans ces territoires que se joue une partie de la réindustrialisation française et du maintien d’une économie productive au service des générations futures », conclut Vincent Martin avant de procéder à la coupe du ruban.