Le nouveau concessionnaire assurera la continuité du service public, à compter du 1er janvier 2027, pour une durée de 25 ans, soit l’exploitation, la modernisation et la décarbonation du réseau de chaleur parisien, alimentant aujourd’hui près d’un million de personnes à Paris et dans 16 communes limitrophes.
PUBLICITÉ
• Accélérer la mutation écologique du réseau et renforcer la souveraineté énergétique du territoire à l’échelle métropolitaine ;
• Garantir aux abonnés et usagers un tarif de chauffage abordable et maîtrisé dans la durée, avec une baisse dès 2027, pour près de 70 % des usagers du réseau ;
• Renforcer la gouvernance publique du réseau.
Une double ambition écologique et solidaire
Dès 2034, la part des énergies renouvelables et de récupération (EnR²) passera de 50 % à 76 % du mix énergétique. Plus de 9 sources d’énergie bas-carbone seront utilisées : géothermie, récupération de chaleur sur l’eau de Seine, valorisation de la chaleur fatale du métro, unités de valorisation énergétique, pellets, bois B, combustibles solides de récupération, biocombustibles, électricité grâce à l’installation de pompes à chaleur et de deux chaudières électriques. L’objectif est d’atteindre, à l’horizon 2050, 100 % d’énergies renouvelables et de récupération, conformément au Plan Climat de la Ville de Paris.
Par ailleurs, dans un contexte géopolitique incertain qui accroît la volatilité du prix des énergies fossiles, limiter drastiquement le recours au gaz en diversifiant le mix énergétique assurera une maîtrise de la facture de chauffage et d’eau chaude dans la durée. Au global, ce réseau de chaleur étendu et modernisé permettra de diminuer de 50 % les émissions de CO₂ d’ici 2034, avec 12 millions de tonnes de CO₂ évitées par rapport à l’utilisation d’énergies fossiles sur toute la durée de la concession. La part du gaz dans le mix énergétique sera réduite de 50 % d’ici 2034.
3,4 milliards d’euros sur 25 ans
Ce vaste projet de verdissement et de développement du réseau entraînera un plan d’investissement substantiel de près de 3,4 milliards d’euros sur 25 ans porté par la SEMOP.
En repensant les équilibres de gouvernance au sein de la SEMOP, la Ville de Paris a souhaité renforcer le rôle de la puissance publique dans ses choix stratégiques des 25 prochaines années. IL a d’ores et déjà prévu d’investir tout en assurant une meilleure transparence du service public de chauffage urbain délégué.