Les quatre syndicats de la SNCF (CGT Cheminots, Unsa Ferroviaire, SUD‑Rail, CFDT Cheminots) appellent à une grève sur l’ensemble du réseau mercredi 10 juin.
PUBLICITÉ
Hausse des salaires et fin de la filialisation
Plusieurs revendications sont à l’ordre du jour des syndicats, le tout dans un contexte de poursuite de l’ouverture à la concurrence. Ces derniers appellent à une revalorisation des salaires, la hausse en début d’année ayant été insuffisante par rapport à l’inflation suite au conflit au Moyen-Orient.
Surtout, les syndicats s’opposent à la poursuite de la mise en concurrence sur le rail. Plus précisément, les syndicats souhaitent la fin de la multiplication des filiales créées ou en cours de création à la SNCF pour répondre aux appels d’offres des régions. Problème, la création de ces filiales n’ouvre pas les mêmes droits pour les salariés.
« Nous demandons que les cheminots du groupe public unifié et ceux qui sont affectés dans les filiales nouvellement créées aient les mêmes droits » a déclaré auprès de l’AFP Thierry Nier, le secrétaire général de la CGT Cheminots.
Une réponse attendue de pied ferme
Les syndicats réclament donc un moratoire sur l’ouverture à la concurrence. « Depuis l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, l’entreprise est en perpétuelle restructuration, explique Christophe Prat, secrétaire général adjoint de Force Ouvrière. C’est particulièrement difficile à vivre pour les salariés qui doivent préparer leur service à être filialisé et peut-être vendu. »
Les syndicats annoncent prolonger le mouvement si la direction ne donne pas de réponse à leurs revendications. Une réunion intersyndicale est programmée pour le jeudi 11 juin.