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RAIL

Jean Castex fait face à son premier mouvement de grève

ROMAN EPITROPAKIS, LE 9 JUIN 2026
\ PUBLIÉ DANS BTP RAIL N° 64
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Jean Castex fait face à son premier mouvement de grève
@Roman Epitropakis
Les quatre syndicats de la SNCF appellent à une journée de grève mercredi 10 juin, revendiquant une revalorisation des salaires et la fin de la multiplication des filiales dans l’entreprise.

Les quatre syndicats de la SNCF (CGT Cheminots, Unsa Ferroviaire, SUD‑Rail, CFDT Cheminots) appellent à une grève sur l’ensemble du réseau mercredi 10 juin.

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Il s’agit pour Jean Castex, à la tête de SNCF en novembre 2025, du premier mouvement de grève auquel il doit faire face. La mobilisation d’une durée de 24 heures, s’annonce très suivie avec un TGV sur trois en circulation et un Intercité sur deux.

Hausse des salaires et fin de la filialisation

Plusieurs revendications sont à l’ordre du jour des syndicats, le tout dans un contexte de poursuite de l’ouverture à la concurrence. Ces derniers appellent à une revalorisation des salaires, la hausse en début d’année ayant été insuffisante par rapport à l’inflation suite au conflit au Moyen-Orient.

Surtout, les syndicats s’opposent à la poursuite de la mise en concurrence sur le rail. Plus précisément, les syndicats souhaitent la fin de la multiplication des filiales créées ou en cours de création à la SNCF pour répondre aux appels d’offres des régions. Problème, la création de ces filiales n’ouvre pas les mêmes droits pour les salariés.

« Nous demandons que les cheminots du groupe public unifié et ceux qui sont affectés dans les filiales nouvellement créées aient les mêmes droits » a déclaré auprès de l’AFP Thierry Nier, le secrétaire général de la CGT Cheminots.

Une réponse attendue de pied ferme

Les syndicats réclament donc un moratoire sur l’ouverture à la concurrence. « Depuis l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, l’entreprise est en perpétuelle restructuration, explique Christophe Prat, secrétaire général adjoint de Force Ouvrière. C’est particulièrement difficile à vivre pour les salariés qui doivent préparer leur service à être filialisé et peut-être vendu. »

Les syndicats annoncent prolonger le mouvement si la direction ne donne pas de réponse à leurs revendications. Une réunion intersyndicale est programmée pour le jeudi 11 juin.


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