Dominant la capitale des Alpes depuis plusieurs siècles, la Bastille n’est pas seulement l’une des cartes postales les plus connues de Grenoble. Classé et protégé à plusieurs titres, le site doit composer avec une double exigence : préserver un patrimoine exceptionnel tout en garantissant la sécurité du public. C’est dans ce cadre que la Ville de Grenoble a confié à CAN un programme de sécurisation et de valorisation de plusieurs secteurs du fort et de ses falaises.
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Une noria aérienne au-dessus des falaises
C’est là qu’intervient l’innovation. Pour approvisionner les équipes opérant au-dessus du parc Guy Pape et du Jardin des Dauphins, à proximité des via ferrata de la Bastille, CAN s’appuie sur les moyens d’ATF Drones. Objectif : transporter jusqu’à 100 kg de matériel par rotation grâce à des drones de levage spécialement conçus pour ces missions.
Loin du gadget technologique, la solution répond à une contrainte très concrète. Là où un approvisionnement classique nécessiterait des manutentions complexes, voire un recours à l’hélicoptère, le drone permet de déposer avec précision matériaux et équipements au plus près des zones d’intervention.
Pour les équipes de terrain, le bénéfice est immédiat : moins de port de charges, une logistique simplifiée et des approvisionnements plus rapides. Pour le maître d’ouvrage, c’est aussi la garantie d’un chantier mieux intégré dans son environnement.
Moins de nuisances, plus de discrétion
À quelques minutes seulement du centre-ville, la Bastille constitue un terrain d’expérimentation idéal pour ce type de technologie. Le site est fréquenté en permanence par des visiteurs, des sportifs et des riverains. Dans ce contexte, chaque opération de levage doit limiter au maximum son impact sur l’environnement immédiat.
Le drone marque ici des points. Son faible niveau sonore, l’absence de poussières générées par les rotations et sa souplesse d’utilisation en font une alternative crédible aux méthodes traditionnelles pour les charges légères. CAN souligne également l’intérêt environnemental d’une solution qui ne produit aucune émission directe de gaz à effet de serre en phase de vol.
L’innovation au service du patrimoine
Au-delà de la performance technique, le chantier illustre une tendance de fond dans les travaux spéciaux : l’intégration d’outils de plus en plus spécialisés pour intervenir sur des sites sensibles sans perturber leur fonctionnement.
À la Bastille, les enjeux sont particulièrement élevés. Le site cumule plusieurs protections patrimoniales et environnementales, parmi lesquelles le statut de monument historique, celui de Site Patrimonial Remarquable (SPR) ou encore de Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF).
Les chiffres à retenir
Plus de 600 000 visiteurs fréquentent la Bastille chaque année ;
Les drones utilisés peuvent transporter jusqu’à 100 kg par rotation ;
Les travaux ont débuté fin septembre 2026 ;
Le site bénéficie de plusieurs niveaux de protection patrimoniale et environnementale.