Entre Nantes et Quimper, NaTran expérimente avec la start-up HyLight un dirigeable à propulsion hydrogène pour détecter les émissions diffuses de méthane sur son réseau. Menée du 28 octobre au 13 novembre 2026, cette campagne doit confirmer l’intérêt de cette solution pour décarboner la surveillance aérienne des canalisations.
Jusqu’à 1 600 km de canalisations seront survolés dans le cadre de cette expérimentation. Long de 12 m, le HyLighter développé par HyLight est équipé d’un capteur laser de détection du méthane, similaire à celui utilisé lors des contrôles par hélicoptère. Piloté depuis le sol, il vole à 20 à 30 m d’altitude, à une vitesse de 10 à 15 km/h. Sa propulsion repose sur deux moteurs électriques alimentés à l’hydrogène. Au-delà de ses performances de détection, cette campagne doit évaluer sa capacité à suivre le tracé des canalisations sur de longues distances et à fonctionner dans différentes conditions météorologiques. L’enjeu est de vérifier, en conditions réelles, s’il peut offrir un niveau de surveillance équivalent aux moyens actuellement déployés. Ses possibilités de survol plus larges pourraient également étendre les opérations aériennes de NaTran. Chaque année, l’opérateur inspecte par voie aérienne un tiers de son réseau, soit plus de 10 000 km de canalisations. Le dirigeable pourrait réduire fortement l’empreinte carbone de ces opérations : moins de 3 g de CO₂ par kilomètre, selon HyLight, contre un peu plus de 13 kg pour un hélicoptère. Cette expérimentation prolonge une collaboration engagée en 2024, avec de premiers essais en Nouvelle-Aquitaine et en Auvergne-Rhône-Alpes. Les résultats de cette nouvelle campagne permettront à NaTran d’évaluer les conditions d’un éventuel déploiement. L’opérateur vise une réduction de 40 % de son empreinte carbone à l’horizon 2030.
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