Cette rencontre a permis de confirmer l’avancement concret des travaux du Canal SeineNord Europe (CSNE) et plus largement de la liaison Seine-Escaut tout en ouvrant un débat stratégique sur les conditions économiques, logistiques et industrielles nécessaires à la réussite du futur corridor européen. Un projet stratégique pour l’Europe des échanges En ouverture des débats, les intervenants ont rappelé la portée géostratégique du projet.
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L’étude met notamment en avant :
• la nécessité de renforcer le report modal vers le fluvial et le ferroviaire ;
• l’importance de préserver et valoriser le foncier bord à voie d’eau ;
• la structuration d’une gouvernance économique coordonnée ;
• le développement de plateformes multimodales compétitives ;
• une vision de long terme adaptée aux grands projets d’infrastructure. Des travaux engagés et des marchés majeurs attribués Les représentants de la Société du Canal Seine-Nord Europe et de Voies navigables de France ont confirmé l’avancement des travaux sur l’ensemble du tracé. L’année 2026 marque une étape décisive avec :
• la notification des grands marchés de terrassement et d’ouvrages d’art en particulier le premier creusement du chenal de navigation sur 18km dans l’Oise ;
• la poursuite des travaux des écluses de MontmacqCambronne-les-Ribécourtet et le début ce celle de Oisy, autre écluse à grand gabarit ; • la réalisation du pont-canal de la Somme ;
Le bouclage des procédures administratives pour MAGEO nécessaire pour une demande de financement européen en 2027 permettant ainsi, le début des travaux, sera finalisé en 2026. Les maîtres d’ouvrage ont rappelé que les autorisations environnementales sont désormais sécurisées et que les mesures compensatoires produisent déjà des résultats visibles en matière de biodiversité. La mise en service du canal demeure fixée à l’horizon 2032.
Préparer dès aujourd’hui la gouvernance économique des territoires
L’ensemble des intervenants a insisté sur un enjeu désormais central : préparer l’aprèschantier et organiser la valorisation économique des territoires traversés. Les acteurs économiques ont appelé à :
• anticiper les projets logistiques et industriels et prospecter auprès des investisseurs potentiels • développer une approche coordonnée entre acteurs publics et privés ;
• éviter les erreurs passées en matière d’aménagement foncier ;
• construire une véritable stratégie de corridor à l’échelle Seine-Escaut.
La Région Hauts-de-France a notamment rappelé sa volonté de maîtriser le foncier stratégique afin de privilégier les activités génératrices de report modal et de valeur ajoutée industrielle. Celle-ci s’opérera notamment dans les quatre ports intérieurs : Noyon, Nesle, Péronne, Marquion-Cambrai pilotés par le syndicat mixte des ports intérieurs qui est désormais en ordre de marche. Une dynamique collective désormais engagée Au-delà des enjeux techniques et financiers, cette conférence a illustré la montée en puissance d’une dynamique collective associant l’État, les collectivités, les ports, les entreprises, les logisticiens, les chargeurs, les établissements publics et le monde académique.
Tous les participants ont convergé vers une même conviction : la liaison Seine-Escaut constitue un projet structurant pour plusieurs générations, appelé à transformer durablement le système logistique, industriel et environnemental du nord-ouest européen.