Derrière ces signatures, des témoignages qui racontent une même réalité : des commandes qui se raréfient, des coûts qui augmentent, des entreprises qui réduisent leurs dépenses et des emplois désormais menacés. Pour la Capeb, cette mobilisation exceptionnelle doit maintenant trouver une traduction politique. Elle demande à être reçue par le Premier ministre pour lui porter directement la voix des artisans. Derrière les 12 000 signatures, des entreprises qui arrivent au bout de leurs marges de manœuvre. La mobilisation intervient après quatre années de recul de l’activité dans l’artisanat du bâtiment, qui fragilisent durablement les entreprises. Au troisième trimestre 2026, l’activité a encore baissé de 1 % sur un an. En trois ans, 45 000 emplois ont été détruits dans le bâtiment. La situation reste particulièrement préoccupante dans les plus petites structures : près de 11 500 emplois y ont disparu en un an. Les difficultés financières s’accumulent : 30 % des entreprises déclarent une dégradation de leur trésorerie et 28 % une baisse de leurs marges.
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Les revendications portées par la Capeb (baisse de la TVA à 5,5 % sur les travaux de rénovation, transition électrique accessible aux artisans, réforme de la REP PMCB adaptée aux petites entreprises) répondent à ces difficultés concrètes. C’est bien la capacité des entreprises artisanales à continuer d’exercer leur métier et à conserver leur place dans l’économie du bâtiment qui est en jeu. 12 000 signatures : un cri d’alarme qui doit être entendu. Cette expression sans précédent des artisans du bâtiment conforte l’urgence d’apporter une réponse politique à la crise que traverse le secteur. Au-delà de l’urgence économique, la Capeb alerte sur le risque d’un affaiblissement durable du tissu des entreprises artisanales du bâtiment qui représentent 96 % des entreprises du secteur. Derrière chaque entreprise artisanale menacée, ce sont des emplois non délocalisables, des capacités de formation et de transmission des savoir-faire, mais aussi des services indispensables aux ménages et aux collectivités qui sont en jeu.
« Ces 12 000 signatures sont un signal qui ne peut être ignoré. Elles confortent ce que la Capeb ne cesse d’exprimer : les artisans ne veulent pas renoncer, mais ’ils ne peuvent plus continuer seuls à absorber les difficultés. Ils veulent des clients, des chantiers et les moyens de vivre de leur travail. Face à la fragilisation durable de tout un secteur, pourtant appelé à jouer un rôle décisif dans les transitions économiques et énergétiques que la France doit relever, il est déterminant que les pouvoirs publics, au plus haut niveau de l’État, entendent le désarroi largement exprimé par les artisans sur tous les territoires, écoutent leurs attentes et tiennent compte des solutions que porte la Capeb », déclare Jean-Christophe Repon, président de la Capeb. Les 12 000 signatures sont un appel clair adressé aux pouvoirs publics. La Capeb attend maintenant d’être reçue par le Premier ministre : "les artisans du bâtiment veulent travailler. Il est temps de les entendre".