Certaines fonctionnalités de ce site reposent sur l’usage de cookies.
Les services de mesure d'audience sont nécessaires au fonctionnement du site en permettant sa bonne administration.
ACCEPTER TOUS LES COOKIES
LES COOKIES NÉCESSAIRES SEULEMENT
CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?
BÂTIMENT - GROS OEUVRE

L’OPQTECC et l’Université Gustave Eiffel lancent un master pour répondre à la pénurie des économistes de la construction

LA RÉDACTION, LE 8 JUIN 2026
Archiver cet article
Newsletters
L’OPQTECC et l’Université Gustave Eiffel lancent un master pour répondre à la pénurie des économistes de la construction
Face à un manque structurel de profils qualifiés en économie de la construction, l’OPQTECC et l’Université Gustave Eiffel annoncent la signature d’un partenariat pour la création du master en alternance dès la rentrée 2026 : le Master ECART (Économie de la Construction, Architecture, Rénovation, Transformation).

Ce nouveau cursus a une ambition claire : former des professionnels immédiatement opérationnels, capables d’intervenir sur des projets de plus en plus complexes, à la croisée des enjeux économiques, techniques et environnementaux. Aujourd’hui, l’offre de formation Bac + 5 dans ce domaine reste limitée en France alors même que les besoins explosent. Résultat : les entreprises peinent à recruter et les projets se complexifient. D’où la naissance de ce partenariat.

PUBLICITÉ
Pensé dès l’origine pour répondre aux besoins du secteur, le Master ECART s’appuie sur l’implication des acteurs de la profession, notamment à travers les contributions de l’OPQTECC et de ses membres. Le master repose sur un modèle simple : apprendre en produisant, au contact direct du terrain. Proposé en alternance, il articule : enseignements académiques structurants, immersion longue en entreprise, interventions de professionnels, et cas réels issus d’opérations concrètes. « Ce master contribue à structurer un maillon essentiel de la chaîne de valeur : l’économie de projet. En formant des professionnels immédiatement opérationnels, nous améliorons la qualité des projets et réduisons les risques », déclare Matthieu Lamy, président de l’OPQTECC.

Le Master ECART s’articule autour de plusieurs blocs pédagogiques, avec la volonté assumée de sortir d’une approche purement théorique.
Un premier bloc repose sur une pédagogie expérientielle centrée sur les matériaux. À travers des visites de sites, des mises en situation et la compréhension des filières, les étudiants sont confrontés aux réalités concrètes du secteur. Une attention particulière sera portée aux matériaux dits « nouveaux », souvent des techniques anciennes remises au goût du jour, comme la terre, la pierre ou le bois, ainsi qu’aux enjeux de réemploi et de construction hors site. Un second bloc revient aux fondamentaux de l’économie de la construction : études de prix, métrés, pièces écrites. Des bases solides, indispensables, qui structurent encore aujourd’hui la majorité des projets. Enfin, un troisième bloc ouvre sur des compétences plus avancées : gestion de projets complexes, outils numériques, et premières approches de l’intelligence artificielle. Avec aussi une initiation à la recherche permettant de creuser certains sujets et développer une expertise.

La formation est également structurée autour de six grands axes de compétences, qui couvrent l’ensemble du métier sans le fragmenter artificiellement :
Institutionnel et pédagogique : conférences, séminaires, jurys, échanges réguliers pour ajuster les contenus aux pratiques professionnelles ;
Économique et commercial : ateliers de chiffrage, contractualisation, valorisation des missions pour apprendre aussi à défendre un projet ;
Technique et technologique : retours d’expérience sur les outils numériques (dont le BIM) et sur la maîtrise des risques associés ;
Emploi et insertion professionnelle : lecture du marché, accompagnement à l’insertion, accès facilité aux stages et à l’alternance ;
Entrepreneuriat et sécurisation : création d’activité, structuration juridique, assurances (des sujets souvent découverts trop tard dans les parcours classiques) ;
Profession et reconnaissance : identification des compétences, clarification des responsabilités, contribution à l’évolution du métier.
Répondre aux besoins réels du marché avec des débouchés immédiats

Dans un contexte de forte tension sur le recrutement, où les entreprises peinent à trouver des profils qualifiés, ce master répond à un besoin immédiat. Il s’agit bien de former des professionnels capables de prendre en charge, rapidement, la réalité économique des projets et d’en assumer les enjeux. Les débouchés sont directs : économiste de la construction en cabinet, chargé d’études de prix, responsable économique de projets. Avec l’expérience, ces profils évolueront vers des fonctions de direction de projet ou des responsabilités transversales plus stratégiques, en lien avec l’ensemble des acteurs de la chaîne. « L’économie de la construction est au cœur de la transformation des pratiques constructives. C’est un métier clé, mais encore peu mis en avant, alors qu’il joue un rôle fondamental dans la mise en œuvre des projets », souligne Bruno Barroca, Responsable du Master ECART - Université Gustave Eiffel.

Le succès est au rendez-vous dès l’ouverture des inscriptions : plus de 600 candidatures enregistrées pour une promotion initiale de 20 étudiants avec une partie des places également ouverte à des professionnels en activité souhaitant reprendre leurs études. La formation reposera largement sur l’alternance, avec 16 semaines d’enseignement sur le campus Gustave Eiffel de Champs-sur-Marne et le reste du temps en entreprise. « Ce master est une première étape pour monter en compétence et faire reconnaître l’expertise en économie de la construction. Il faut une vision à 360°, avec des profils curieux et ouverts », explique Emmanuel Lafaye, Président UNTEC Île-de-France et formateur.

Au-delà de la formation, le master intégrera une dimension recherche, avec des travaux sur des problématiques ciblées de l’économie de la construction. De quoi, à terme, faire évoluer concrètement les pratiques du secteur. Enfin, une ouverture à l’international est déjà prévue via des mobilités ERASMUS académiques et professionnelles en Europe, sans oublier des cours en économie de la construction dispensés en anglais. Des opportunités spécifiques pour le master ECART, avec des universités étrangères, pourraient rapidement s’ajouter aux partenariats déjà développés par l’université Gustave Eiffel.


PARTAGER :
Toute l'information de cette rubrique est dans : Prescription Béton
Le magazine pour les professionnels du béton durable, enquêtes et réalisations, science et techniques innovantes.
Découvrir nos newsletters →
À LIRE ÉGALEMENT
L’OPPBTP présente son nouveau plan Horizon 2030
L’OPPBTP présente son nouveau plan Horizon 2030
Equans accompagne le Carrousel de Nantes
Equans accompagne le Carrousel de Nantes
[Exclu] Hors-site béton : l’industrialisation du module 3D bas carbone
[Exclu] Hors-site béton : l’industrialisation du module 3D bas carbone
St Ouen-sur-Seine : Eiffage démarre la construction du pôle universitaire du campus Grand Paris Nord
St Ouen-sur-Seine : Eiffage démarre la construction du pôle universitaire du campus Grand Paris Nord
TOUS LES ARTICLES BÂTIMENT - GROS OEUVRE
Les plus lus