Face aux réflexions du gouvernement à propos d’une augmentation du taux de TVA applicable à la restauration, la fédération française du bâtiment (FFB) rappelle qu’une telle décision ne peut être prise sans réviser le taux d’autres secteurs, dont celui du bâtiment.
Sur la même ligne que la confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), le président de la FFB, Didier Ridoret, a souligné, lors d’une interview à France Info ce matin, qu’une hausse du taux de TVA dans la restauration pourrait mettre en péril "50 000 à 60 000 emplois" dans le bâtiment, si elle devait s’appliquer par ricochet à ce secteur. Une crainte justifiée par le fait que les réglementations européennes n’autorisent que trois taux différents de TVA dans un Etat. Le passage de 7 % à 12 % de TVA dans la restauration pourrait ainsi entraîner l’alignement des secteurs bénéficiant du même taux afin de ne pas créer un quatrième niveau.
Méconnaissance des obligations réglementaires ou démarche volontaire ? Quoi qu’il en soit, Didier Ridoret n’entend pas voir le gouvernement revenir sur sa parole concernant le maintien du taux de TVA du bâtiment. "C’est vraiment un message extrêmement fort que je tiens à lancer. On nous a trop dit les yeux dans les yeux que notre taux réduit ne bougerait pas. Nous ne comprendrions donc pas que ce dispositif extrêmement vertueux soit remis en question", a-t-il également déclaré sur la radio de service public.