Déjà mal-aimés par le nouveau gouvernement, les contrats de partenariats publics-privés (PPP) devraient avoir de plus en plus de difficultés à être financés du fait de la raréfaction à venir des crédits à long terme.
Les concessions d’infrastructures publiques à des entreprises privées qui en assurent le financement pourraient, en effet, connaître un ralentissement avec l’entrée en vigueur du cadre réglementaire dit "Bâle III". A compter de 2013, les banques seront ainsi contraintes de maintenir un certain niveau de fonds propres pour garantir leur stabilité. Une approche qui doit permettre d’éviter les défaillances bancaires et, par là même, limiter la probabilité d’une nouvelle crise.
Si cette évolution réglementaire constitue un pas en direction d’une meilleure régulation du système financier, elle sonne également comme la promesse d’une baisse d’activité pour le secteur de la construction. Face à cette nouvelle exigence, les banques risquent d’être contraintes de réduire leurs offres de financements sur 20 ou 25 ans, ce qui ne manquera pas d’impacter les grands projets d’équipements publics.
Après le succès de ces dernières années, il se pourrait bien que le PPP ait fini de manger son pain blanc.