Suite à l’adoption par le Sénat, le 25 juillet dernier, de la mesure qui limite aux seules entreprises de moins de 20 salariés les exonérations d’heures supplémentaires, la confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) a souligné les risques liés à cette décision.
Le choix du maintien des exonérations de charges sociales "par référence au seul critère dimensionnel" ne permet pas une prise en compte de "la réalité économique du secteur", estime la confédération pour qui "on a limité les conséquences négatives pour les entreprises du bâtiment de moins de 20 salariés, mais on a malheureusement laissé de côté les petites entreprises qui en comptent davantage", résume son président, Patrick Liébus.
En effet, les entreprises du bâtiment sont toutes soumises aux aléas de leur carnet de commandes et ont besoin de souplesse pour répondre aux impératifs de leurs clients notamment pour ce qui concerne les délais. Dans la période actuelle, la Capeb redoute donc une détérioration de l’activité des entreprises de plus de 20 salariés.