Ce vote, obtenu à l’issue d’une mobilisation collective inédite des partenaires sociaux français auprès des députés européens, constitue un signal politique clair : l’Europe ne peut plus fermer les yeux sur les dérives de la sous-traitance en cascade dans le bâtiment. Dans le secteur du bâtiment, l’allongement excessif des chaînes de sous-traitance organise une pression économique asymétrique qui écrase les très petites entreprises, fragilise l’emploi local et alimente une course au moins-disant. Cette mécanique provoque : une érosion des marges des TPE et PME, une dégradation progressive des conditions de travail au fil des rangs, des pratiques frauduleuses et du travail dissimulé, une baisse de qualité des travaux, préjudiciable aux consommateurs et aux objectifs climatiques européens.
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Le Parlement européen a pris ses responsabilités. Il revient désormais à la Commission européenne de traduire ce signal politique en initiatives concrètes pour encadrer strictement les chaînes de sous-traitance dans le bâtiment, notamment dans le cadre des marchés publics. Employeurs et syndicats du bâtiment parlent ici d’une seule voix : il est urgent de rétablir transparence, responsabilité et équité dans les chaînes de sous-traitance.