Après avoir vu le chiffre d’affaires en volume des travaux publics baisser de 7,5%, les marchés conclus chuter de 13% et 2 000 emplois disparaître depuis le début de l’année, la FNTP vient de réviser à la baisse ses prévisions d’activité pour les fixer à -3% en 2012. La fédération tire donc la sonnette d’alarme et rappelle que "l’enjeu d’une prise de décision rapide sur le sujet, c’est le maintien de 10 à 15 000 emplois […] et la qualité des services publics en matière de déplacements, de qualité de l’eau ou de réseaux électriques". Le diagnostic posé, elle détaille les questions réclamant un traitement rapide : concurrence déloyale, financement des collectivités locales et prise de position claire au sujet de l’avenir du schéma national des infrastructures de transports (Snit).
Les recommandations de la FNTP
La fédération analyse ainsi que la concurrence, sur le marché hexagonal, d’entreprises issus des pays du sud de la zone euro s’effectue "à des prix anormalement bas" et bien souvent au détriment de la qualité. Ayant déjà saisi le directeur général du travail de cas de concurrence déloyale, elle réclame également un plus grand contrôle par les pouvoirs publics.Par ailleurs, le risque d’assèchement du crédit de collectivités locales participant pour 72 % à l’investissement public reste au cœur des préoccupations de l’organisation professionnelle qui demande la création "en urgence" d’une banque locale d’investissement. Enfin, et en réponse, aux dernières déclarations du ministre délégué chargé des transports, Frédéric Cuvillier, au sujet du schéma national des infrastructures de transports (Snit), la fédération attend une hiérarchisation et une programmation rapide de ces projets présentés depuis déjà deux ans. La balle est aujourd’hui dans le camp du gouvernement.