La belle reprise de 2011 semble déjà bien loin à l’industrie cimentière française qui table sur une baisse notable de la consommation de ciment en 2012. La faute à une construction de logements atone sur l’Hexagone.
Au-delà des conditions météorologiques clémentes qui ont accompagné l’exercice 2011, la mise en chantier de 420 000 logements, pour cette seule année, a également grandement contribué à la croissance de 9 % de la consommation de ciment sur cette période. Rien d’étonnant donc à voir cette dernière chuter lorsque la construction de logements marque le pas.
C’est ce qu’anticipe le président du syndicat français de l’industrie cimentière (SFIC), Rachid Benyakhlef, qui n’attend "pas plus de 360 000 [mises en chantier] cette année avec, au final, une baisse de 7 % de la consommation de ciment". Une analyse d’autant plus préoccupante que l’industrie cimentière française est actuellement en situation de surproduction et souffre, dans le même temps, d’une concurrence étrangère, non soumise aux règles communautaires.