Le CROUS d’Aix-Marseille réhabilite les bâtiments 1 et 5 de la cité Universitaire des Gazelles à Aix en Provence (répertoriées Fernand Pouillon). Pour les façades, le cabinet d’architecture Actua, en accord avec l’architecte des bâtiments de France, a opté pour une solution en harmonie avec le travail de Fernand Pouillon : des panneaux en fibres-ciment.
Les travaux de réfection de la cité Universitaire des Gazelles d’Aix en Provence avaient pour objectif d’apporter de vraies améliorations en termes de performances énergétiques et acoustiques et de répondre aux nouvelles normes de confort. L’un des bâtiments concernés étant une réalisation de l’architecte Fernand Pouillon, et donc inventorié au patrimoine architectural contemporain, il n’était pas envisageable de l’isoler par l’extérieur. Ainsi le challenge devenait triple : préserver l’histoire du bâtiment, répondre aux nouvelles exigences thermiques, et donner une image plus contemporaine à la Cité Universitaire. Le Maitre d’Œuvre Actua a choisi de préserver toute la partie en pierres massives apparentes en l’isolant par l’intérieur, et de conserver l’apparence de la trame structurelle carrée des chambres en béton. Une grande partie de l’existant intérieur et des modules de remplissage de façade ont donc été démolis. Puis de nouvelles cloisons ont été implantées ainsi que les cabines tri-fonction. Le remplissage des trames a été complètement remplacé par des modules en ossature bois, isolés avec de la ouate de cellulose projetée afin de répondre aux exigences thermiques dans un cadre respectueux de développement durable, et revêtus du bardage Eternit Naturalis Evolution, en panneaux fixes (bâtiment 5) ou sous formes de volets pliants extérieurs (bâtiment 1). Ces revêtements de façade à l’aspect brut de béton très architectural se déclinent en 8 coloris teintés dans la masse. Leur composition en fibres-ciment leur confère une excellente résistance au feu (classement A2-s1, d0 (M0). Ils sont imputrescibles, hydrofuges, imperméables et résistants aux insectes xylophages. Tout cela garantit leur pérennité pour au moins 50 ans. La nécessité d’entretien de ces panneaux est quasi nulle ce qui en fait un produit économique. Leur faible épaisseur (8 mm) en fait un matériau assez léger pour éviter la surcharge des structures. « Nous recherchions le produit qui répondrait le mieux à nos attentes en termes techniques et esthétiques. Nous avons choisi ces panneaux dont l’aspect « matière minérale » est en corrélation avec la pierre et donne à chacune des plaques un caractère unique ne nécessitant aucun revêtement d’apprêt. Leurs teintes dans la masse renforcent cet aspect naturel tout en apportant de multiples combinaisons de couleurs vives », explique Nathalie Guillot, architecte chez Actua Architecture/P3G Ingénierie. De plus, la pérennité du fibres-ciment qui compose les panneaux (durée de vie de référence de 60 ans) et la simplicité de recyclage s’inscrivaient dans la démarche HQE du projet, ce qui a également motivé le choix de l’architecte. Les performances thermiques de la paroi ont été multipliées par 4 (Ubat) et les consommations globales réduites de plus de 30%. Les performances acoustiques ont également été améliorées et respectent désormais un niveau sonore de 30dB au niveau de la façade, et de 43dB ou moins au niveau des chambres. A la suite de cette première réhabilitation, de nouveaux travaux ont été engagés sur deux autres bâtiments de la cité : les pavillons 2 et 3.