Le FMI estime pour 2010 une reprise un peu plus forte que précédemment prévu en avril. Et il insiste sur l’importance des politiques financières et fiscales afin de soutenir un rebond un peu faible, mais pas pour tous.
Pour 2009, le recul de l’économie mondiale est aggravé à 1,4 % contre 1,3 %. Mais, la croissance pour 2010 est estimée à 2,5 % contre 1,9 %. Sur le podium, la Chine, locomotive et deuxième économie mondiale connaîtrait une croissance de 7,5 % en 2009 et de 8,5 % en 2010.
Deuxième pays émergent, l’Inde se “ contenterait ” de 5,4 % et 6,5 % pour ces mêmes années. Dans leur ensemble, les économies émergentes connaîtraient des croissances de 1,5 % et 4,7 %.
Côté pays développés, il faudrait lire les chiffres positifs en "pour mille" pour avoir le sourire. Restons sérieux. La troisième économie mondiale, le Japon, aurait une bonne reprise de 1,7 % en 2010, après une chute de 6 % en 2009. La première économie mondiale devrait passer d’une chute de 2,6 % à une croissance de 0,8 %.
La quatrième économie mondiale, l’Allemagne, continuera une décroissance de 0,6 % en 2010 après un plongeon de 6,2 % cette année. La France devrait passer d’une chute de 3 % à une reprise de 0,4 % en 2010. La zone Euro devrait passer d’une chute de 4,8 % à une rechute de 0,3 % en 2010. Le Royaume-Uni devrait passer d’une chute de 4,2 % à une reprise de 0,2 % en 2010.
Ces reprises anémiques et différenciées selon les pays demandent de poursuivre les politiques fiscales, monétaires et financières. De plus, il faudrait redresser les finances publiques afin d’éviter le retour de l’inflation ou la hausse des taux d’intérêt, voire une combinaison des deux phénomènes. Le FMI craint que la montée du chômage et la perte de confiance dans le système financier ne provoquent une crise déflationniste.
Au-delà, le FMI met en garde contre le protectionnisme et l’absence de réformes. La sortie de la crise dépendra de la reconstruction du système financier dans les pays développés et du soutien à la consommation privée dans les économies en développement.
(Source les Échos)