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ENJEUX ET PERSPECTIVES

Ça va, mais...

LA RÉDACTION, LE 27 OCTOBRE 2008
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La tenue de ce grand raout de la profession à Nice en juin dernier a été l’occasion d’introniser officiellement le nouveau président, Didier Ridoret, qui succède à Christian Baffy, mais aussi et surtout d’évoquer deux sujets qui fâchent, la conjoncture économique et les vols sur chantiers. Où il a été question de signatures de convention entre les Fédérations départementales, celles des Alpes-Maritimes et du Var, avec les autorités. Un pas en avant significatif qui a même été le sujet d’un atelier lors du Congrès.

Puisque quand le bâtiment va, tout va, c’est dire si la question la plus discutée a été celle de la conjoncture économique dans la profession. Ralentissement, crise ? L’intronisation officielle le vendredi 13 – faut-il y voir un signe porte-bonheur ? – de Didier Ridoret à la tête de la Fédération Française du Bâtiment a donc été l’occasion toute trouvée de sonder le nouveau chef de file sur les perspectives à venir. Et de connaître davantage ses positions. « Sauvegarder l’environnement économique de notre profession », tel est le message affiché d’emblée. Plus précisément, cela signifie aménager ou pérenniser le 1 % logement, le dispositif de Robien, et la TVA à 5,5 %. « Ces outils ont fait leurs preuves », explique Didier Ridoret qui ne cache pas que « Le De Robien mérite peut-être d’être toiletté mais c’est un dispositif qui fonctionne bien. La profession est également très attachée au 1 % logement qui représente en tout 11 milliards d’euros irriguant l’économie du bâtiment. Quant à la TVA à 5,5% elle permet de lutter contre le travail au noir, de recruter, et pour les particuliers de réaliser des travaux à taux réduit ». Mais quid des mises en chantier ? « Les chiffres de logements neufs fin avril n’étaient pas favorables », souligne Didier Ridoret. « Un repli est amorcé, mais il est prématuré de parler d’une baisse de l’activité. L’ampleur réelle du mouvement et sa durée restent difficiles à déterminer, d’autant que l’on avait déjà assisté à un « trou d’air » durant les 4 premiers mois de 2007. Le locatif social semble lui toujours bien orienté ». Pour le président de la Fédération des Alpes-Maritimes, Dominique Ivaldi, « il ne faut pas être alarmiste, même si le ralentissement est davantage accentué dans le département ». L’explication pourrait venir de « la fin des grands chantiers et l’attente du démarrage de nouveaux projets ». Sans oublier « la frilosité de la part des banques ce qui conduit à un certain durcissement, et les soubresauts dans l’immobilier. Ces trois facteurs ont conduit à un ralentissement. Cependant les carnets de commande sont identiquement remplis à ceux de 2007. Nous avons connu 4 années merveilleuses. Il ne faut pas être alarmistes, d’autant que nous sommes dans une région spécifique, et que notre tissu économique est constitué de petites entreprises qui sont atteintes par tout cela ». Le premier secteur touché a été celui des staffeurs, secteur lié à la décoration.

Ral le vol !

Le slogan est percutant. A la hauteur de la colère des dirigeants des entreprises. Le vol sur chantier, véritable plaie de plus en plus révélée au grand jour, a fait non seulement l’objet d’un atelier spécifique au cours de ce congrès, mais il a surtout fait l’actualité par la signature de conventions avec les autorités telles que la Préfecture, la Gendarmerie Nationale et la Sécurité Publique. Deuxième département à se lancer dans une telle initiative après les Bouches-du-Rhône, les Alpes-Maritimes ont été rejointes par le Var. En effet, une semaine plus tard c’était au tour de Serge Ramonda, le président de la Fédération varoise de mettre en place un dispositif tout exprès. Concrètement, le signalement d’ouverture d’un chantier sera adressé par l’entreprise à la Fédération accompagné d’un plan cadastral pour aider à la localisation. De son côté la Fédération met à disposition des adhérents un modèle de fiche « sûreté » destinée à l’affichage sur les chantiers. Deux réunions sont programmées les 14 et 16 octobre prochains, la première au Muy, la seconde sur le campus de la Grande Tourrache à la Garde afin d’informer les entrepreneurs. Car outre une collaboration plus intense avec les autorités, il existe aussi des moyens de prévention comme les clôtures, la vidéo et la télésurveillance, la géolocalisation… Sans oublier la prise en compte dès la constitution des appels d’offres, des impacts financiers et techniques des mesures prises par les entreprises pour se protéger. Serge Ramonda demandant même « la création d’un lot spécifique pour la sûreté des chantiers lorsque cela sera nécessaire ». Autant de moyens qui doivent « améliorer le quotidien ». Et puisque l’union fait la force…


► Cherchez la femme…

Le thème de l’emploi des femmes dans le bâtiment était un sujet cher à l’ancien président de la FFB, Christian Baffy qui en avait fait l’une des priorités de son mandat. Ces premiers Trophées « Bâtir au féminin » récompensent donc les entreprises qui ont su parier sur leur potentiel féminin. Concrètement. C’est-à-dire en les incluant dans les chantiers et les ateliers. Cari, le régional de l’étape, a reçu le prix spécial FFB.

Pour les entreprises de moins de 10 salariés :
1er prix : Entreprise FLIPO SAS (Nord) – Installations thermiques – 9 salariés dont 1 femme agent de maintenance.
2ème prix : Entreprise BELMONTE SERVICES (Haute-Garonne) – Plomberie, chauffage – 5 salariés dont 1 femme en dépannage.

 Pour les entreprises de 11 à 100 salariés :
 1er prix : Entreprise FBT AGENCEMENT (Ille-et-Vilaine) – Menuiserie, ébénisterie - 18 salariés dont 5 femmes.
2ème prix : Entreprise SA CURTI et Cie (Territoire-de-Belfort) – Plâtrerie, peinture, finitions – 46 salariés dont 4 femmes.

Pour les entreprises de plus de 100 salariés :
Entreprise LAINE-DELAU (Hauts-de-Seine) – Gros-œuvre - 285 salariés dont 13 femmes.

Le prix spécial FFB a été attribué à l’entreprise CARI (Alpes-Maritimes) – Gros-œuvre –
2400 salariés dont 60 femmes ouvrières et un objectif de 100 en 2008.

Le prix Fondation FFB a été décerné à l’entreprise BATISSOL PLUS (Vienne) – Carrelage, revêtements de sol – 47 salariés dont 6 femmes.



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