Cette nouvelle édition marque une étape essentielle : il ne s’agit plus seulement d’imaginer le chantier de demain, mais de montrer, preuves à l’appui, comment les solutions de transition sont déjà testées, utilisées et déployées. À travers une exposition de matériels innovants, des retours d’expérience clients-fournisseurs et des tables rondes, Loxam a mis en lumière les leviers concrets qui transforment la filière : électrification des matériels, intégration de l’intelligence artificielle au service de la sécurité, mutualisation des ressources, solutions d’hybridation et nouveaux modèles d’usage. Des Rencontres qui sont aussi une démonstration de la dynamique collective qui anime le Groupe Loxam, également portée par une culture d’entreprise fédérée autour de principes communs : exigence opérationnelle, capacité d’innovation et esprit de responsabilité.
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« La responsabilité sociétale et environnementale d’une entreprise est devenue un instrument incontournable. Nous avons créé ces Rencontres en 2018 pour embarquer nos fournisseurs, clients et personnels », nous a confié Gérard Déprez, Président du Groupe Loxam, quelques minutes avant l’évènement, « la RSE est en marche et il est essentiel de maintenir la flamme ! ». Et la RSE est véritablement un vecteur de développement chez Loxam qui met la barre de plus en haut. « Non seulement ce sujet RSE est un pilier du modèle économique de notre Groupe, mais il est devenu une exigence dans notre référencement », précise Gérard Déprez », « les entreprises progressent dans ce domaine et les attentes sont de plus en plus élevées. Pour construire une réputation solide et authentique, les industriels doivent adopter une approche sincère et transparente au regard de leurs engagements en faveur d’une meilleure RSE. Plus qu’une déclinaison de mesures techniques, c’est la culture d’entreprise et l’état d’esprit des collaborateurs qui forgent une performance au long cours ». Côté tendances, s’il tient à rappeler que la location est avant tout un partage, « on passe aujourd’hui à l’ère de la mutualisation des ressources et des matériels : sur un même chantier, une machine va servir à deux intervenants différents, notamment grâce à la digitalisation ».
Chantiers électrifiés et équipements intelligents
Chantiers électrifiés et équipements intelligents… ce qui relevait encore récemment de l’expérimentation devient progressivement une réalité opérationnelle sur le terrain. Exemple lors de ces Rencontres, avec la présence du premier chariot télescopique de 18 mètres 100 % électrique proposé par Manitou. « Nous sommes fiers de présenter notre MT 1840 E lors de ces rencontres », déclare Benjamin Carrouer, Responsable Grands Comptes Location chez Manitou, « il s’agit du premier chariot télescopique de 18 m 100% électrique lancé sur le marché. Il vient étoffer la gamme des chariots télescopiques électriques existante. Il était important de proposer à nos clients et nos partenaires rapidement ce type de matériel qui est un "best-seller" car répond à un vrai besoin des loueurs et des entreprises de BTP ». « Il faut savoir que 15% de nos ventes, tous matériels confondus, sont actuellement des machines électriques. Notre objectif est de monter à 28% à l’horizon 2030 », ajoute-t-il. Autre innovation qui fait avancer les choses, avec le système radar Active Sense Control (ASC) visible chez Wacker Neuson sur leur dumper DV60. « Ce dispositif assure une détection d’objets innovante avec la fonction freinage à sélectionner en option, qui met l’opérateur en garde contre les piétons et/ou objets en approche sur un écran et via un signal sonore, les affiche et ralentit la machine en temps opportun si nécessaire, voire la met à l’arrêt en cas de besoin avec la fonction freinage à sélectionner en option », explique Philippe Girard, Président de Wacker Neuson, « depuis 2026, l’ASC équipe déjà de série tous les Dumpers DV125 livrés chez Loxam, c’est-à-dire le plus gros modèle de la gamme de 12,5 tonnes ». Le volet décarbonation s’impose désormais comme un levier structurant pour les constructeurs, à l’image de JCB qui exposait son chariot télescopique 540-180H animé par un moteur à combustion interne à hydrogène. Une innovation qui ne relève pas de l’expérimentation isolée mais d’une stratégie industrielle engagée de longue date. Dès 2019, le constructeur britannique amorçait l’électrification de ses matériels compacts avec la mini‑pelle 19C E‑TECH. Une démarche aujourd’hui largement structurée, avec une gamme complète d’équipements compacts électriques destinée au TP, enrichie par des nacelles électriques et hybrides ainsi que par des solutions énergétiques autonomes via des powerpacks de 25 à 100 kWh. « Dans le même temps, JCB prend une longueur d’avance sur l’hydrogène, avec l’homologation européenne de sa motorisation à combustion interne, une étape décisive qui ouvre la voie à un déploiement à grande échelle sur l’ensemble de ses gammes », rappelle Renaud Dehillotte, Directeur général de JCB France. « L’hydrogène fait partie des solutions les plus prometteuses pour des chantiers plus verts. Face à l’incertitude technologique qui traverse la filière, JCB fait ainsi le choix d’une approche multi‑énergies pragmatique, combinant électrification, hybridation et hydrogène, afin de répondre concrètement à la diversité des usages terrain et aux contraintes opérationnelles des chantiers ».