Obscurité, atmosphère confinée, accès restreint, l’égout reste l’un des environnements de travail les plus exigeants du secteur des réseaux. Pour que ses agents en apprivoisent les dangers sans les subir, le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne a choisi de les reconstituer. L’Égout-école, inauguré par son président Adrien Tiberti, recrée les caractéristiques d’un milieu souterrain d’assainissement afin que chacun s’y familiarise avec les risques du terrain et y forge les réflexes qui préservent la sécurité.
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L’enjeu est d’abord réglementaire, mais il est aussi très concret. Le renouvellement du CATEC, obligatoire tous les trois ans, concerne près de 400 agents du SIAAP. Autant de professionnels qui, à intervalles réguliers, doivent démontrer qu’ils maîtrisent les gestes propres au travail en espace confiné. L’Égout-école renforce les moyens que le syndicat consacre à cette formation, et, au-delà, à la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, un sujet que l’établissement place au cœur de ses priorités.
Un plateau technique qui s’étoffe
Le nouvel équipement ne vient pas seul. Il complète un plateau technique déjà bien garni, réuni au sein de la Cité de l’Eau et de l’Assainissement, et comprenant notamment une mini-usine ainsi que des bancs d’essais hydrauliques et électriques. Le SIAAP y voit une offre de formation continue pensée au plus près des réalités opérationnelles et des besoins de ses équipes : on s’y entraîne sur des installations qui ressemblent à celles où l’on travaillera, plutôt que sur des supports théoriques.
Reconnaître des métiers méconnus
Adrien Tiberti a souligné à cette occasion que l’Égout-école offrait aux agents un nouvel espace de formation destiné à améliorer la prévention. Il a rappelé que les métiers de l’assainissement sont peu connus et pénibles, et jugé essentiel que les agents du service public puissent y évoluer en sécurité. Un message qui dépasse le seul cadre francilien : former mieux, c’est aussi donner de la visibilité à des métiers de l’ombre dont dépend le fonctionnement quotidien d’une métropole.