Notifié au début de l’année 2026, après une consultation lancée mi-2025, le marché constitue le maillon français d’une liaison plus large vers Milan. Pour Colt, l’objectif est de renforcer cet axe de connectivité avec une nouvelle infrastructure fibre optique.
Pour les équipes de SERFIM T.I.C., le principal défi tient à l’échelle du chantier. Sur 282 km, les opérations doivent être préparées et coordonnées de manière à maintenir la continuité du déploiement, malgré des conditions de terrain variables.
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La première phase porte sur la reconnaissance complète du tracé. Les équipes réalisent les relevés des chambres télécoms, contrôlent les fourreaux et procèdent aux tests nécessaires avant le déploiement. Le programme comprend ensuite le tri-tubage, le tirage de la fibre, les raccordements, puis les mesures et recettes finales.
Cette préparation doit également intégrer les éventuelles opérations de génie civil nécessaires sur une infrastructure existante parfois vieillissante. « La réussite de l’opération se joue très tôt : avant même le démarrage, il faut déjà avoir beaucoup préparé : les arrêtés, les accès, le matériel, la planification », souligne SERFIM T.I.C.
L’environnement ajoute une contrainte supplémentaire. Une grande partie du tracé longe notamment le canal de Provence, avec des secteurs escarpés et des conditions d’accès qui nécessitent des mesures de sécurité spécifiques. Chaque séquence doit donc être préparée en tenant compte des contraintes locales.
Une organisation à l’échelle du tracé
À cette longueur, le chantier nécessite également une coordination étroite entre le terrain et les études. L’agence Sud de SERFIM T.I.C. travaille avec le bureau d’études centralisé à Vénissieux pour préparer les différentes phases, organiser les interventions et ajuster le planning en fonction des contraintes rencontrées. Le calendrier d’exécution s’étend sur environ 13 mois. Une durée qui laisse peu de place à l’improvisation : accès, autorisations, approvisionnements, matériel et équipes doivent être anticipés afin d’éviter les ruptures dans l’avancement.
La logique est celle d’un chantier au long cours, où chaque tronçon doit être traité selon ses propres contraintes tout en restant intégré au planning général. Une difficulté rencontrée sur un fourreau, une chambre ou une portion de tracé peut en effet modifier l’enchaînement des opérations. Ce projet illustre ainsi les enjeux propres aux déploiements télécoms de grande longueur : connaître précisément l’existant, préparer les conditions d’intervention et maintenir une organisation suffisamment souple pour absorber les aléas du terrain.