La fédération souligne qu’en cas de désordre constaté plusieurs années après la réalisation des travaux, il faudra déterminer si celui-ci est lié à des prestations ayant fait l’objet de réserves, identifier la date de leur levée puis vérifier si la garantie décennale est encore applicable. Un exercice qui risque, selon elle, d’alimenter les expertises et les contentieux.
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« La charge de traçabilité devient considérable », estime le Comité juridique de la FNTP. Les entreprises, les donneurs d’ordre et les assureurs devront conserver pendant de longues années l’historique précis des réserves, de leur traitement et de leur levée.
Si la décision renforce incontestablement la protection du maître d’ouvrage public, la FNTP considère qu’elle le fait au prix d’une complexification du régime juridique applicable à la construction. Pour la fédération, le risque est de transformer la garantie décennale en un mécanisme dont le point de départ varie d’un ouvrage à l’autre, voire d’une partie d’ouvrage à l’autre.