Le salon Batimat se déroule cette année dans un contexte particulier pour les entreprises artisanales du bâtiment. Après quatre années de baisse d’activité, les artisans font face à la hausse des coûts, à la progression du prix des carburants, aux tensions sur les trésoreries et à la destruction d’emplois. Au deuxième trimestre 2026, l’activité de l’artisanat du bâtiment reculait encore de 1,5 % sur un an, soit un 13e trimestre consécutif de baisse. Près de 12 000 emplois ont été détruits en un an dans les entreprises du bâtiment de moins de 10 salariés. Dans les territoires, les alertes des artisans se multiplient. Après avoir absorbé une grande partie des chocs en réduisant leurs marges, les entreprises arrivent aujourd’hui au bout de leurs capacités d’absorption. C’est dans ce contexte que la Capeb investit pleinement le salon pour faire entendre la réalité des entreprises artisanales et porter les réponses attendues par le terrain.
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La rénovation énergétique et son financement seront notamment au cœur des échanges, avec la présentation d’une nouvelle offre développée avec Sofinco Éco-Transitions. La Capeb abordera également l’adaptation des bâtiments au changement climatique, alors que les épisodes de chaleur et les besoins d’adaptation deviennent des enjeux majeurs pour le logement.L’innovation sera également à l’honneur avec la présentation du programme mené par la Capeb et le CCCA-BTP pour rapprocher les solutions développées par les start-up des besoins concrets des entreprises artisanales.
C’est également sur le salon que la Capeb a lancé sa pétition « Laissez-nous travailler ! Des chantiers pour bâtir, pas des aides pour tenir ». Cette mobilisation s’inscrit dans le prolongement des prises de parole portées tout au long du salon. Elle vise à permettre aux artisans de faire entendre encore davantage leur voix et à interpeller le Gouvernement et les parlementaires à l’approche de l’examen du budget 2027. La Capeb demande notamment une TVA à 5,5 % sur tous les travaux de rénovation, une transition électrique de la flotte automobile accessible aux artisans et une REP PMCB adaptée aux réalités des petites entreprises. « Nous arrivons au bout de nos marges et nous voulons continuer à vivre de nos métiers », insiste Jean-Christophe Repon. À travers sa présence, ses prises de parole politiques, son manifeste, ses différentes initiatives et le lancement de cette pétition, la Capeb entend porter un même message : les artisans veulent pouvoir travailler, investir et embaucher.