Malgré les mesures de soutien au logement, le rebond des permis et des mises en chantier, le conflit iranien a fortement perturbé la dynamique en alimentant l’inflation, la hausse des coûts et des taux d’intérêt, la baisse du pouvoir d’achat et le recul de la confiance. Les travaux publics ont également souffert du contrecoup des élections municipales, tandis que des conditions climatiques exceptionnelles ont freiné les chantiers. Dans ce contexte, les productions de granulats et, plus encore, de BPE ont été très décevantes au premier semestre, compromettant les perspectives d’amélioration de l’activité en 2026.
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L’activité du bâtiment a légèrement progressé en juin, malgré les épisodes de canicule, grâce à un effet de rattrapage permis par des adaptations des conditions de travail. Les mises en chantier de logements poursuivent leur redressement et les surfaces non résidentielles restent orientées à la hausse, mais ces évolutions ne se traduisent pas encore dans l’activité des matériaux, les ouvertures de chantiers étant souvent suivies de reports de commandes et de mises en œuvre. Les autorisations de construire demeurent en progression, mais leur dynamique s’essouffle, tandis que les indicateurs en amont de la filière témoignent d’un ralentissement du marché : baisse des mises en vente des promoteurs, ralentissement des ventes de maisons individuelles et recul du recours au crédit. Dans un contexte marqué par la perte de pouvoir d’achat, des prix immobiliers toujours élevés et des incertitudes persistantes, les perspectives du secteur restent peu favorables malgré une hausse modérée des taux d’intérêt.
Le secteur des travaux publics demeure fortement pénalisé au premier semestre 2026 par le contrecoup des élections municipales, un contexte budgétaire contraint et la hausse des coûts de production liée à l’augmentation des prix des carburants. Les prises de commandes et les facturations sont en net recul, conduisant les professionnels à anticiper une baisse de 8 % de l’activité en volume sur l’année. Dans ce contexte, les perspectives des matériaux se dégradent également : les pertes d’activité enregistrées au premier semestre, aggravées par les aléas climatiques et les conséquences du conflit en Iran, conduisent à envisager un recul annuel de la production de BPE de 3 à 5 % et de celle des granulats de 2 à 4 %, à des niveaux historiquement bas.