« Nous cherchions à décarboner un lot du second œuvre qui restait dominé par l’ossature métallique, sans complexifier le travail des plaquistes ni faire de compromis sur l’aspect du bâtiment livré ou les surfaces disponibles. La cloison séparative à ossature bois remplit exactement cette promesse : la mise en œuvre reste familière pour les équipes chantier et l’impact carbone des cloisons en question est divisé par deux », explique Christelle Atié, chargée de projets bio et géosourcés WeWood / Bouygues Bâtiment France. Aujourd’hui, les cloisons séparatives sont majoritairement réalisées à partir d’ossatures métalliques et aucun référentiel technique ne permettait de les remplacer par des montants et semelles bois. Développée par WeWood, cette nouvelle cloison à ossature bois répond aux exigences réglementaires applicables aux séparations entre logements, entre un logement et une circulation, ainsi qu’entre deux volumes distincts.
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Elle garantit les performances requises en matière d’acoustique, de résistance au feu et mécanique, tout en respectant les épaisseurs standards des cloisons à ossature métallique. Elle peut ainsi être déployée sans contrainte sur tous types de projets : logements, résidence, établissements recevant du public, ouvrages fonctionnels ; sur des bâtiments neufs comme en réhabilitation ; intégrées dès la phase conception ou variantées en cours de chantier. Pas de contrainte pour les concepteurs, et pas d’impact pour les utilisateurs : apparence, confort d’usage et fonctionnalités sont strictement identiques. Résultat : une solution qui permet de réduire de moitié l’impact carbone des cloisons séparatives (env 12 kg CO2 eq/m² pour une cloison à ossature bois contre 25 kg CO2 eq/m² pour une cloison à ossature métal), et dont la conception simple et robuste permet de conserver une méthode de mise en œuvre éprouvée, sans rupture technique pour les entreprises.
Cette solution est née dans le cadre d’un concours interne de Bouygues Construction : « Innocup » qui mobilise tous les deux ans les collaborateurs autour de l’innovation. Lauréate de l’édition 2023 dans la catégorie Environnement et Durabilité, l’idée a été portée par les équipes de WeWood, structure de Bouygues Bâtiment France dédiée à l’accélération de l’usage du bois dans la construction. Pour transformer cette innovation en solution constructive opérationnelle, Bouygues Bâtiment France s’est associé à Siniat, filiale du Groupe ETEX et acteur majeur du plâtre en France. Ce partenariat technique a permis de qualifier les performances de la cloison et de valider la solution sur les plans techniques. Elle est désormais prête à être déployée sur les chantiers Bouygues Construction dans des conditions réelles.
Le programme NEOZ, développé par Linkcity et Swiss Life Assets Managers France, à Castelnau-le-Lez et réalisé par Bouygues Bâtiment Centre Sud-Ouest, constitue le premier chantier d’application opérationnelle de cette cloison séparative à ossature bois. Cette innovation, rendue possible grâce à l’engagement du partenaire sous-traitant SIAP, en charge du lot cloisons, trouve dans ce programme résidentiel un terrain d’expérimentation. Déjà pionnier avec son concept de build-to-rent parmi les premiers développés en France, NEOZ confirme sa vocation de projet démonstrateur en accueillant également la première mise en œuvre de cette innovation constructive. Une double avancée qui illustre qu’innovation, décarbonation de la construction et logement neuf sont compatibles. La mise en œuvre de cette cloison à ossature bois sur un 1er chantier, s’inscrit pleinement dans la stratégie climat de Bouygues Bâtiment France, en apportant une réponse concrète à la décarbonation du second œuvre, et participe à l’ambition du Groupe de réduire de 30 % l’impact carbone de ses activités bâtiment d’ici 2030.