Les travaux colossaux engagés par le Qatar sont une aubaine pour les grands groupes de BTP internationaux. Le savoir-faire français y fait merveille.
Vinci a déjà largement fait sa place au soleil avec l’obtention de plusieurs grands projets d’envergure - la conception d’une des quatre lignes de métro de Doha, le métro léger de Lusail au nord de la capitale, un parking souterrain massif dans le centre-ville, une station de pompage pour les eaux usées de la ville, et des études techniques pour la future liaison routière entre le Qatar et l’île voisine de Bahrein. De grands projets gérés d’une main de maître par sa filiale locale, QDVC, créée en groupement avec le groupe de BTP local Qatari Diar en 2007.
Bouygues n’est pas en reste avec la construction du futur siège de Qatar Petroleum, un chantier de plus d’1,1 milliard d’euros (dont les coûts peuvent encore évoluer si le groupe remporte le contrat pour les finitions intérieures des bâtiments) en plein centre du quartier d’affaires de Doha. Un avant-goût pour Bouygues qui espère décrocher de nouveaux contrats liés à la construction des stades de la Coupe du monde 2022. De même, le groupe surveille de près les projets de construction d’hôtels d’importance.
Les architectes français ont aussi leur part du gâteau qatari. Le cabinet de Jean Nouvel a été chargé de concevoir un nouveau musée national de 10 000m² en forme de rose des sables dont la construction, proche de l’actuel musée des Arts islamiques, a été confiée au coréen Hyundai Engineering. La livraison est prévue pour fin 2014.