L’appel de l’Algérie, qui souhaite confier la construction de ses logements aux grands groupes de BTP français, restera sans suite. Les principaux acteurs du BTP en France redoutent un Etat algérien réputé "mauvais payeur".
Il y a quelques semaines, l’Algérie lançait un appel au BTP français à qui elle souhaite confier la construction de ses 2 millions de logements. Déçu par la qualité du travail des groupes de BTP chinois, le gouvernement algérien a choisi de se tourner vers les groupes de BTP européens et notamment français. Mais selon une information de La Tribune, en dépit de la crise, l’appel de l’Etat algérien ne susciterait guère d’intérêt auprès des groupes français. Outre leur peu de compétitivité face aux groupes espagnols ou chinois sur un marché où l’offre financière prime, ceux-ci redoutent un Etat algérien réputé mauvais payeur auprès des entreprises et investisseurs étrangers (retards de paiements, réglementation des marchés publics floue, corruption, ...), poursuit La Tribune . Pour rappel, Vinci avait eu de grosses difficultés à se faire payer suite à la réalisation de la première ligne du métro d’Alger.