Malgré un ralentissement sur le reste du territoire, le BTP en Hautes-Alpes tente de résister tant bien que mal à la crise. Il assure notamment ses arrières pour 2013.
Le président de la fédération BTP 05, Patrice Renouf dresse un bilan mitigé mais pas alarmant de cette année 2012 dans le Dauphiné Libéré. "Le second œuvre, les marchés d’entretien et de rénovation, baissent mais ne s’écroulent pas. En revanche, la promotion, le non-résidentiel, les grosses structures type écoles, collèges… baissent fortement" explique-t-il. De son côté, Laurent Parrenin, dirigeant de Charles Queyras TP affirme "Cette année, nous avons pu épargner". Un résultat qui s’explique d’abord par une évolution du marché: "Habituellement, la commande publique vient essentiellement des collectivités et du conseil général. Cette année, nous avons travaillé beaucoup avec EDF et la SNCF". Et ensuite par une modification des habitudes de travail : "il a fallu aller chercher les chantiers un peu plus loin" reconnaît Laurent Parrenin. Des mesures qui visent à prévoir un éventuel passage à vide en 2013. "On prévoit une réduction de 30 % de notre activité. Ce ne serait pas si mal, car on reviendrait à nos résultats antérieurs, mais on a des incertitudes sur notre capacité à réaliser cet objectif " conclut-il.