En juillet dernier, les 30 techniciens supérieurs qui suivent le cycle préparatoire à la formation d’ingénieur des Mines d’Alès à distance depuis 6 mois, sont venus à l’École pour assister à un module d’enseignement dédié à la conduite de projets. Ces techniciens supérieurs intégreront les Mines d’Alès en janvier 2013 pour y suivre les mêmes enseignements que tous les élèves de 2ème puis de 3ème année du cycle ingénieur.
Rappelons qu’au cours des 20 dernières années, 576 techniciens supérieurs ont obtenu le diplôme d’ingénieur des Mines d’Alès. Et les femmes sont bien représentées (en moyenne 20 % des participants depuis 2007). La dernière étude d’insertion révèle que l’obtention du diplôme d’Ingénieur de l’EMA constitue un tournant de carrière décisif pour les techniciens supérieurs. Tous changent de fonction, améliorent leur salaire (+ 50 % par rapport à l’ancienne rémunération), et certains changent même d’employeur. L’enquête montre aussi que, 2 ans après le diplôme, le salaire progresse encore de 50 %. La majorité des participants à cette formation de 28 mois (1 an de cours du soir via le web puis 12 mois à l’École puis 4 mois de projet de fin d’études réalisé en entreprise) sont d’anciens techniciens supérieurs du génie civil, de la construction, de l’industrie et de la production. Quand il s’agit de demandeurs d’emploi, Pôle Emploi finance cette formation qui prépare à des métiers sous tension. Les intéressés continuent à percevoir leurs allocations tout en étant dispensés de l’obligation de recherche d’emploi pendant la partie présentielle à l’école. Les 12 premiers mois, les salariés utilisent leur DIF (Droit Individuel à la Formation) pour financer les périodes présentielles de l’année à distance, puis, avec l’accord de leur employeur, c’est un CIF (Congé Individuel de Formation) qui prend le relais, leur permettant ainsi de continuer à percevoir une bonne part de leur salaire.