Après cinq trimestres consécutifs de hausse d’activité de l’artisanat du bâtiment, le second trimestre 2012 marque une baisse de 0,5%, laissant présager un deuxième semestre difficile… Les prévisions pour l’année 2012 tablent sur un recul global de 2% de l’activité. Au cœur de la rénovation énergétique de l’habitat, l’artisanat du bâtiment considère que la performance énergétique est une priorité qui doit dorénavant innerver l’ensemble de ses actions. Ce matin, à l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, la Capeb a présenté les clés de la réussite de la transition énergétique et proposé d’en faire un levier indispensable pour relancer l’activité et stimuler l’emploi.
« Nous sommes convaincus de l’utilité sociale et économique des travaux d’amélioration des performances énergétiques du logement (APEL). Nous nous engageons en ce sens : nous nous formons grâce à FEE Bat, nous œuvrons au sein du programme Rage, nous nous organisons avec la marque Eco Artisan et l’offre Eco Rénovation. Mais la demande n’est pas suffisante. Il faut que l’Etat accompagne l’émergence de ce marché. A noter cependant que si demain le coût de l’énergie est multiplié par 2 ou 3, le marché de la performance énergétique va devenir un enjeu crucial. L’artisanat du bâtiment a prouvé son engagement pour répondre aux enjeux environnementaux. Nous avons cependant besoin que le gouvernement nous aide à faire évoluer les mentalités pour redonner de l’espoir aux ménages en suscitant de la croissance », a martelé Patrick Liébus, Président de la Capeb, ce matin même à l’occasion de la conférence de presse de rentrée de l’organisation. A l’approche de la Conférence environnementale des 14 et 15 septembre prochains, la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (Capeb) a tenu à rappeler les enjeux en matière de rénovation énergétique des logements et son engagement pour améliorer les dispositifs dans ce secteur stratégique. En constante progression depuis neuf trimestres, l’activité générée par les travaux de rénovation énergétique représente en effet une véritable bouffée d’oxygène pour le bâtiment en cette période de crise.