Après de nombreux désaccords, la Cour suprême du Brésil a accordé hier, lundi 27, août le droit à l’Etat brésilien de poursuivre les travaux du barrage de Belo Monte situé sur le fleuve Xingu. En raison d’une décision préliminaire de justice, le chantier avait été mis entre parenthèses depuis plusieurs mois.
Il s’agit du troisième plus grand chantier de ce type dans le monde après celui des Trois-Gorges en Chine et celui d’Itaipu à la frontière du Brésil et de l’Uruguay. Chiffré à 13 milliards d’euros, ce barrage devrait être à l’origine de 11% de la production énergétique du pays. Le projet implique une inondation de 502km² qui n’engloutira pas les terres des tribus indiennes locales, mais forcera le déplacement de 20 000 indigènes.
Une première décision du président du tribunal régional fédéral avait statué l’arrêt des travaux estimant que les populations indiennes n’avaient pas été entendues. La Cour suprême a depuis hier annulé cette décision au motif d’empêcher "des dommages notables et irréparables du patrimoine public, de l’administration, de l’économie et de la politique énergétique brésilienne".
Malgré un conflit inévitable, le gouvernement prévoit des investissements de 1,2 milliard de dollars d’ici 2019 pour réduire les impacts négatifs du barrage.