Christine Lagarde s’attend à une reprise de la croissance en 2010 qui conduirait à une croissance de 0,5 % sur l’année. Par contre, la décroissance serait de 3 % pour 2009.
Le consensus des économistes donne une croissance de 0,4 % en 2010. Un chiffre insuffisant pour endiguer le chômage.
Bercy constate que la dégradation de l’activité a été beaucoup plus brutale que prévu. À cela, deux raisons : la dégradation du commerce mondial et le déstockage massif des entreprises. 2010 sera favorisée par une inflation très contenue : 0,4 % en 2009 et 1,2 % en 2010. La déflation est favorisée par le cours faible des énergies et des matières premières. Le pouvoir d’achat des ménages pourrait augmenter de 1 % en 2009, contre 0,6 % en 2008.
Le chômage devrait s’accroître de 591 000 salariés en 2009. Les investissements des entreprises baisseraient de 9,4 % en 2009 et de 1,2 % en 2010.
Bercy estime que la sortie de crise devrait être aussi rapide en France que dans les pays voisins, contrairement à d’habitude : la chute et la remontée sont plus lents.Quatre facteurs favorables :
• une démographie positive ;
• une hausse de 1 point du PIB des Etats-Unis provoque un bond de 0,3 % de celui de la France ;
• le secteur bancaire français est particulièrement sain.
Par contre, un vrai point noir pour l’avenir : le déficit du budget de l’État pourrait être de 6,3 % en 2009.