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Observatoire des Véhicules Industriels (BNP Paribas), une éclaircie sur les ventes en fin 2025, stabilisation sur 2026

LA RÉDACTION, LE 19 JANVIER 2026
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Observatoire des Véhicules Industriels (BNP Paribas), une éclaircie sur les ventes en fin 2025, stabilisation sur 2026
Avec 22 871 immatriculations pour les tracteurs (-10,3 %), 21 231 pour les porteurs (-9,9 %) et 16 683 pour les remorques (-7,3 %), le marché du véhicule industriel de plus de 5 t en 2025 aura poursuivi sa tendance baissière même si l’Observatoire des Véhicules Industriels (BNP Paribas) décrit un exercice en deux temps, un -20 % jusqu’en juin puis une fin d’année assez dynamique. Alors quid de 2026 ?

"Les immatriculations de VI neufs (>5 t) passent de 49 056 unités en 2024 à 44 102 en 2025, soit près de 5 000 véhicules de moins. La contraction est visible dès le premier semestre et se prolonge tout au long de l’année, malgré quelques mois ponctuellement mieux orientés, en particulier décembre où les immatriculations ont progressé de 20,3 % par rapport à décembre 2024. Les porteurs totalisent 21 231 immatriculations sur l’année, contre 23 566 en 2024, soit une chute d’environ 9,9 %. Les tracteurs suivent une trajectoire comparable, à 22 871 unités contre 25 490 un an plus tôt, soit un recul de 10,3 %", résume Arnaud Villéger, en charge de l’étude OVI chez BNP Paribas.

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Selon les derniers chiffres de l’enquête annuelle de l’OVI, le tonnage par kilomètre transporté (données CVS) reste stable d’une année sur l’autre, 168 553 Mt/km en 2024 (+2,8%) et 168 433 Mt/km en 2025 (en glissement T2), se réalignant avec les volumes de 2022 et même 2019. Le climat des affaires chez les exploitants de TRM n’est pourtant pas au beau fixe, notamment vis-à-vis de la faiblesse de la demande (source INSEE) et de la dégradation de leur trésorerie (source Banque de France), affectant le coût du risque. Pour autant les projets d’investissement semblent repartir à la hausse en cette fin d’année. "Si les indicateurs voudraient montrer une certaine reprise en fin d’année 2025le marché du transport reste calé dans une pente d’attentisme et donc de prudence, entre une visibilité nulle et une urgence à réinvestir pour ne pas être distancé par la concurrence", résume Arnaud Villéger.

Avenir incertain dans le BTP

Dans le secteur du transport dans le BTP, la dégradation est également visible, mais avec un certain décalage, illustrée par un recul de 10,1 % des marchés de travaux conclus en euros constants, de janvier à novembre 2025. Dans ce secteur, les indicateurs économiques restent stables en 2025, mais à des niveaux bas. Les mises en chantier de logements montrent des signes de redémarrage, la production de granulats également (+0,3 %), suivant la courbe de la demande de béton prêt à l’emploi.

Les bennes chute

Le cœur de marché Bennes + BTP (bras de levage) est en recul, selon les chiffres de la FFC Constructeur, 5 434 unités auront été carrossées sur onze mois 2025, après déjà une année 2024 plutôt faible, ce qui place ces équipements nettement sous leur moyenne décennale. Cette faiblesse reflète directement la conjoncture peu porteuse des travaux publics et du bâtiment : carnets moins fournis, investissements publics retardés. En regard, les plateaux (y compris version chantier) se maintiennent mieux, à 2 983 unités sur onze mois, en léger retrait (-4,6 %) par rapport à 2024 mais bien au-dessus des niveaux observés précédemment, confirmant une demande soutenue sur les usages polyvalents et de chantier.

Sur le segment du VUL, les configurations plateaux-bennes subissent l’ajustement le plus marqué, passant de 16 708 immatriculations sur onze mois 2024 à 11 170 en 2025, soit –33,1 %, effaçant en grande partie le rebond post-Covid. Le marché des VUL est d’ailleurs à un creux historique en 2025 à 360 000 unités.

Concernant les semi-bennes, segment cyclique, la progression ponctuelle à 2 483 unités (+22,6 %) est liée à un renouvellement technique, après un effondrement de 2019 à 2024, sans retrouver toutefois leurs niveaux d’avant-crise. Les plateaux en remorques et semi-remorques donc les porte-engins reculent de 20 points aux alentours de 774 unités.

L’électrique rebondit en fin d’année

Sur les énergies utilisées par les transporteurs, le diesel écrase toujours le marché à près de 90 % de taux d’utilisation. L’électrique, qui représente 2,1 % des immatriculations en 2025, connaît un certain engouement sur la toute fin de l’année avec près de 4 % des immatriculations sur le seul mois de décembre. Ceci au détriment du B100 exclusif qui s’effondre, passant de 60 à 40 % de taux d’utilisation dans les énergies alternatives entre le T3 et le T4.  Ce qui fait dire à Arnaud Villéger, que l’électrique a une vraie place pour le transport urbain de moins de 50 km et périurbain de 50 à 150 km, notamment si on parle de TCO sur la vie complète du véhicule, la part de l’énergie électrique serait comprise entre 15 à 25 % dans ce calcul du coût global d’utilisation.

En conclusion de l’observatoire des véhicules industriels pour 2026 : 

– Retournement de tendance vers une croissance des immatriculations esur 2026 entre stabilité et + 5%
– Émergence d’un mix énergétique différent, plus électrique.

Les prévisions de l’OVI pour 2026






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