La reconquête de la qualité des captages devient un enjeu croissant pour les services d’eau potable. Sur le bassin Rhin-Meuse, 342 captages présentent aujourd’hui une qualité d’eau brute dégradée par des pollutions diffuses, notamment liées aux nitrates et aux pesticides. Parmi les captages prioritaires, 69 % disposent d’une aire d’alimentation délimitée, mais seuls 43 % bénéficient d’un plan d’actions pour reconquérir la qualité de la ressource.
Dans le cadre de son 12e Programme d’intervention 2025-2030, doté de plus d’un milliard d’euros d’aides sur six ans, l’agence de l’eau Rhin-Meuse entend renforcer l’action préventive. Elle s’ouvre jusqu’au 16 décembre 2026 avec un appel à candidatures destiné aux collectivités responsables de la production et de la distribution d’eau potable confrontées à des pollutions diffuses d’origine agricole.
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30 aires d’alimentation de captages pourront bénéficier du dispositif, avec une attention particulière portée aux collectivités disposant de moyens d’ingénierie limités. L’enveloppe consacrée à cet accompagnement atteint 500 000 €.
Prévue pour une durée de 24 mois, l’AMO doit permettre aux collectivités de structurer leur démarche et de piloter les études nécessaires. Selon l’état d’avancement du territoire, trois volets pourront être mobilisés : une étude hydrogéologique pour préciser le périmètre de l’aire d’alimentation et sa vulnérabilité ; un diagnostic territorial multi-pressions pour identifier et hiérarchiser les facteurs de dégradation ; et, enfin, la délimitation de la zone de protection de l’aire d’alimentation du captage.
L’accompagnement couvre également la préparation des cahiers des charges, la consultation et la sélection des prestataires ainsi que le suivi technique, méthodologique et financier des études. L’objectif est aussi de faciliter la coordination entre collectivités, services de l’État, agriculteurs, bureaux d’études et acteurs locaux.
« Pour être efficace dans la durée, la reconquête de la qualité de l’eau doit commencer par une bonne connaissance de la ressource et des pressions qui s’exercent sur elle », souligne Xavier Morvan, directeur général de l’agence de l’eau Rhin-Meuse. L’enjeu est notamment de permettre aux collectivités de disposer de l’ingénierie nécessaire pour passer du diagnostic à des actions adaptées à leur territoire.
Candidatures jusqu’au 16 décembre
Les dossiers doivent être transmis par voie électronique à appui-captages@eau-rhin-meuse.fr avant le 16 décembre 2026. Leur examen est prévu en janvier 2027 par un jury réunissant des représentants de la Dreal et de l’agence de l’eau Rhin-Meuse. Les collectivités retenues seront informées en avril, pour un démarrage de l’AMO en juin 2027.