Énergie locale disponible toute l’année, la géothermie de surface chauffe et rafraîchit les bâtiments avec des consommations bien inférieures à celles d’une climatisation classique. Les forages d’eau répondent quant à eux à des besoins stratégiques — eau potable, irrigation, usages industriels — dans un contexte de tensions croissantes sur la ressource. Ces deux filières partagent la même exigence : identifier la ressource et protéger les nappes.
Le CQP reconnaît un ouvrier spécialisé intervenant sous l’autorité d’un chef-foreur : sécurisation du chantier, manutention des tiges, pose des tubages, préparation du coulis, essais de pompage et maintenance du matériel. Deux voies d’accès sont prévues, contrat de professionnalisation ou reconnaissance par l’expérience après deux ans de pratique. Les premières formations démarreront en septembre 2026 chez UniLaSalle Beauvais et ECIR TP Mallemort, avec Foraloc.
Fort de 115 adhérents et de 115 millions d’euros de chiffre d’affaires cumulé, le SFEG représente depuis trente ans les entreprises de forage d’eau et de géothermie. Avec l’Association française des professionnels de la géothermie, le syndicat a porté ce CQP pour structurer la profession.
Selon Gérald Sancier, président du SFEG, la création du CQP marquerait une étape majeure pour une filière dont les savoir-faire restent trop peu connus, alors que la géothermie de surface se développe et que les entreprises recrutent ; cette certification donnerait aux professionnels des compétences reconnues et un rôle dans le déploiement de projets utiles aux territoires.
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