Développé initialement en 2025 par les Canalisateurs du Sud-Est avec la CERC Auvergne-Rhône-Alpes, puis étendu par le GIE Réseau des CERC pour le compte du syndicat national Les Canalisateurs, Mon Suivi Eau s’appuie sur des données publiques consolidées issues de la base SISPEA, complétées par les bases SANDRE et ERU du ministère pour certains indicateurs liés à l’assainissement collectif.
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La plateforme propose une lecture structurée et comparative des réseaux à différentes échelles territoriales (national, régional, départemental et par service). Elle met à disposition des indicateurs clés permettant de mesurer :
- le niveau de connaissance patrimoniale (indice GCP, complétude des données SISPEA);
- la performance des réseaux d’eau potable (rendement, pertes, seuils de performance) ;
- l’état des infrastructures d’assainissement (conformité et ancienneté des stations d’épuration) ;
- les dynamiques d’investissement (renouvellement des réseaux, prix de l’eau, montants de travaux engagés).
Un levier d’aide à la décision pour les collectivités
En rendant visibles des données souvent dispersées, Mon Suivi Eau vise à renforcer la capacité des collectivités à piloter leur patrimoine. L’outil permet d’identifier les fragilités des réseaux, de comparer les performances entre territoires et de mieux orienter les stratégies de renouvellement.
Dans un contexte de vieillissement des infrastructures et de pression croissante liée au changement climatique, cette approche contribue à une gestion plus anticipée, plus efficiente et mieux priorisée des investissements.
Un déploiement accompagné sur les territoires
Des rencontres seront organisées dans les prochains mois afin de présenter la plateforme aux acteurs locaux et aux entreprises adhérentes des Canalisateurs. L’objectif est de favoriser son appropriation et de renforcer son usage comme outil de dialogue entre collectivités, experts et entreprises pour mieux cibler les investissements.
Dans un contexte où les réseaux constituent un patrimoine estimé à plus de 300 milliards d’euros en France, leur modernisation représente un enjeu majeur de performance des services publics, de transition écologique et de résilience des territoires.