« Nous avons la chance d’avoir en France une filière de l’industrie mécanique et des engins mobiles non routiers, avec des leaders comme Mathieu au sein de groupes mondiaux comme Fayat. Je salue l’annonce d’un investissement pour un nouveau site à Toul et l’engagement des acteurs pour l’électrification de l’économie. Chaque machine électrique fabriquée en France renforce notre souveraineté. La transition doit d’abord bénéficier aux entreprises qui produisent, innovent et créent des emplois en France et en Europe », a souligné Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie.
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Mathieu, constructeur français de balayeuses et laveuses de voirie, implanté à Toul (54) depuis plus d’un siècle et intégré au groupe Fayat depuis 1999, réalise 70 M€ de chiffre d’affaires. Avec les autres marques européennes du groupe dans l’hygiène et le nettoyage, ce pôle cumule un chiffre d’affaires de 350 M€ (2025). À travers le développement de ses balayeuses électriques, Mathieu illustre la capacité de l’industrie mécanique française à concevoir des équipements conciliant électrification, performance industrielle et efficacité énergétique.
Cette rencontre a réuni :
• Les industriels engagés dans l’électrification des équipements, notamment : Mecalac (Fayat) et Yanmar ;
• La Fédération des industries mécaniques (FIM) présidée par Jean-Claude Fayat ;
• EVOLIS, ARTEMA et AXEMA, syndicats membres de la FIM représentant des secteurs qui ont déjà pris le virage de l’électrification et de l’efficacité énergétique (engins de TP et d’entretien des routes, transmission de puissance et machinisme agricole).
La Fédération des industries mécaniques (FIM) rappelle dans ce contexte que le secteur de la mécanique est le premier employeur industriel de France avec plus de 11 000 entreprises et 600 000 personnes. Elle fournit les équipements, composants et technologies indispensables à la décarbonation de nombreux secteurs : travaux publics, agriculture, industrie, mobilité, énergie ou encore entretien des infrastructures. Au-delà de la réduction de sa propre empreinte carbone, la filière est un acteur essentiel de la transition écologique en développant les solutions qui permettront à l’ensemble de l’économie de réduire durablement ses émissions.
Réussir la transition vers la neutralité carbone
Les principaux axes de réflexion à ce niveau sont l’efficacité énergétique, qui permet de réduire les consommations quelle que soit la source d’énergie utilisée, le rétrofit pour transformer le parc existant et le recours à des énergies décarbonées, notamment à travers l’électrification. Ces leviers sont complémentaires. Cette complémentarité est essentielle pour permettre à chaque secteur et chaque usage de se décarboner, en tenant compte des réalités techniques, industrielles et économiques.
À titre d’exemple, le rétrofit des tracteurs agricoles est aujourd’hui techniquement réalisable. Il permet de conserver l’architecture d’origine des machines tout en réduisant l’usage de matières premières et en prolongeant leur durée de vie. Ses avantages économiques sont significatifs : réduction estimée de 30 à 40 % des coûts de maintenance et de plus de 50 % des coûts énergétiques, sans nécessiter d’investissements lourds. La filière reste toutefois à structurer en France.