Dirigeant d’entreprise depuis plus de 30 ans, PDG de la Société Régionale de Canalisation (SRC) depuis 1995 et de la société Leygue depuis 2002, près de Nîmes, Christophe Ruas incarne un profil à la croisée de l’expertise technique et de l’entrepreneuriat. Titulaire d’une maîtrise de chimie et d’un DESS en administration des entreprises, il est également à l’origine du label GECO (Granulats de l’Économie Circulaire d’Occitanie), développé avec l’ADEME et la Région Occitanie. Depuis 2021, il préside la commission Prévention des Canalisateurs.
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Avant même sa prise de fonction, Christophe Ruas a sillonné la France pendant six mois à la rencontre des adhérents. Quinze étapes, près de 300 participants, 140 entreprises : ce Tour de France lui a permis d’identifier les attentes du terrain, et le constat est sans équivoque. Les entreprises attendent un syndicat plus visible, plus proche du terrain et plus engagé dans la défense de leurs intérêts auprès des décideurs publics.
Accompagner les élus, objectiver les enjeux
Derrière chaque école, chaque hôpital, chaque logement, se trouvent des réseaux qui assurent la continuité de la vie quotidienne. Face au changement climatique, l’eau et le gaz sont devenus des enjeux stratégiques. Pour y répondre, le syndicat a structuré une stratégie dédiée aux élus, appuyée sur des outils concrets : la plateforme MonSuiviEau, des études sur le coût de l’inaction et des formations ciblées. Un Manifeste est également en cours d’élaboration pour aider les entreprises à accompagner les élus dans leurs décisions d’investissement.
Les délégués territoriaux et régionaux joueront un rôle central dans ce dialogue de proximité. Car repousser les investissements ne constitue jamais une économie : cela revient à transférer coûts et risques vers les générations futures. Les premières études du syndicat montrent d’ailleurs que chaque euro investi dans certains projets de renouvellement peut générer entre 1,40 € et 3 € de bénéfices pour les collectivités. « Nous voulons montrer que l’investissement dans les réseaux est un choix rentable pour les territoires, en mettant en lumière les collectivités exemplaires », souligne le nouveau président.
Élever les standards techniques
À travers ses commissions, Qualité, Technique, Gaz distribution, Thermie, Transport et Travaux sans tranchée, le syndicat entend faire progresser la profession. La commission Travaux sans tranchée, historiquement centrée sur la réhabilitation, élargit désormais son champ aux travaux neufs avec la création de deux comités distincts. « Notre responsabilité est d’être exemplaires, tant sur la qualité de nos réalisations que sur notre capacité d’innovation », insiste Christophe Ruas.
Prévention et attractivité : investir dans l’humain
Engagé de longue date sur les sujets de prévention, le nouveau président continuera à piloter la commission dédiée. Sa conviction : une profession qui protège mieux est une profession plus attractive. Une expérimentation nationale sur les exosquelettes adaptés aux métiers de la canalisation sera prochainement lancée, avec dix entreprises participantes, pour évaluer scientifiquement les gains en réduction de fatigue et de troubles musculo-squelettiques. « Les nouvelles générations d’exosquelettes sont désormais compatibles avec la polyvalence de nos métiers », souligne-t-il.
La commission Compétences & Ressources humaines renforcera par ailleurs ses actions pour accroître l’attractivité des métiers : formation, intégration des femmes, valorisation des Travaux Publics comme secteur d’innovation. La commission Environnement, quant à elle, accompagnera les entreprises dans la réduction de leur empreinte carbone, notamment via les bilans carbone et l’outil SEVE-TP.
Une vision collective
« Ce qui fait notre force, ce sont nos entreprises, nos territoires et notre collectif, conclut Christophe Ruas. Les canalisateurs sont des partenaires des collectivités et des acteurs essentiels de la transition des territoires. Prendre soin de nos réseaux, c’est préparer l’avenir et transmettre aux générations futures des territoires plus résilients. »