Créée en 2012, InfraNum, fédération des acteurs du numérique de territoire, profite des États Généraux des RIP pour présenter un Manifeste à destination des décideurs publics locaux. Ce lancement, organisé à Deauville sous le parrainage de Philippe Auger, maire de la ville et président de la Communauté de communes Cœur Côte Fleurie, ainsi que de Michel Fricout, vice-président du Conseil départemental du Calvados, s’inscrit dans un moment clé pour les politiques numériques locales.
Rendez-vous incontournable du secteur, les États Généraux des RIP réunissent chaque année les acteurs du numérique autour des enjeux structurants pour les territoires, qu’il s’agisse de développement économique, d’évolution des services publics ou d’innovation.
Dans ce contexte, InfraNum entend rappeler que le numérique est devenu un levier central de l’action publique locale. Bien au-delà des usages, il engage des choix durables en matière de qualité de service, de gestion budgétaire et de maîtrise des données. « Le numérique est devenu un levier structurant de l’action publique locale. Derrière la simplicité des usages, il engage des choix durables pour les collectivités », souligne Ilham Djehaich-Mezouar, présidente d’InfraNum.
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Le Manifeste propose ainsi de replacer les infrastructures au cœur des stratégies territoriales. Réseaux fibre, objets connectés, plateformes de données et datacenters constituent désormais les fondations indispensables au fonctionnement des services publics et à l’activité économique.
Dans la continuité du Plan France Très Haut Débit, qui a permis un déploiement massif de la fibre grâce à des modèles de mutualisation et de cofinancement, InfraNum appelle à une nouvelle étape : celle de la consolidation et de la maîtrise des infrastructures. Un défi d’autant plus important que tous les territoires ne disposent pas des mêmes ressources techniques, juridiques et financières.
Trois priorités structurent cette démarche : finaliser et pérenniser les réseaux fibre, anticiper les choix d’infrastructures en amont de la commande publique pour limiter les dépendances, et garantir une maîtrise de l’hébergement des données à travers des solutions sécurisées et localisées.
Au-delà de ces enjeux, le numérique ouvre aussi de nouvelles perspectives pour les collectivités : optimisation des ressources, pilotage des politiques publiques, amélioration de la transparence vis-à-vis des citoyens. Mais cette transformation suppose une gouvernance claire et une capacité renforcée de mutualisation.
En filigrane, c’est bien la question de la souveraineté numérique qui est posée. Pour InfraNum, celle-ci passe d’abord par la maîtrise des infrastructures physiques, avec un rôle clé pour les datacenters de proximité et les modèles hybrides, capables de concilier innovation, sécurité et efficacité économique.