Le biométhane fourni dans le cadre de cet accord proviendra de gisements agricoles répartis sur le territoire. Il sera produit à partir d’unités de méthanisation existantes, historiquement dédiées à la cogénération, et progressivement converties vers l’injection dans les réseaux gaziers. Ce changement de mode de valorisation constitue un levier d’optimisation énergétique : en substituant du biométhane au gaz fossile, il permet d’améliorer l’efficacité globale des installations tout en contribuant directement à la décarbonation du mix gazier.
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La stratégie de Methagora repose sur le rétrofit d’unités existantes. Les sites sont équipés de modules d’épuration permettant d’extraire le biométhane du biogaz en séparant le CO₂, ainsi que de systèmes de compression et de détente indispensables à l’injection dans le réseau.
Cette approche présente un double avantage : elle limite les investissements liés à la création de nouvelles unités et accélère le déploiement de capacités injectées. Elle favorise également une meilleure intégration des installations agricoles dans l’infrastructure énergétique nationale.
Les CPB, un levier structurant pour la filière
Le dispositif des CPB joue un rôle central dans l’équilibre économique du projet. Il impose aux fournisseurs d’énergie de justifier de volumes de biométhane injectés ou de soutenir leur production, créant ainsi un signal de marché favorable aux investissements.
Dans ce cadre, le partenariat entre Plenitude et Methagora sécurise à la fois des débouchés à long terme pour les producteurs et un approvisionnement certifié pour le fournisseur. Il contribue ainsi à structurer une filière encore en phase de consolidation.
Des stratégies complémentaires sur toute la chaîne de valeur
En France, Plenitude s’appuie sur une base d’environ un million de clients et sur un portefeuille d’actifs renouvelables d’environ 1 GW de capacité installée. L’entreprise développe également des solutions de recharge pour véhicules électriques, dans une logique d’intégration des usages énergétiques bas carbone. Methagora, filiale du groupe Seya, se positionne quant à elle comme un spécialiste de la transformation d’actifs de méthanisation agricole. Avec cinq sites déjà convertis pour un volume de 35 GWh commercialisés, l’entreprise vise un doublement de ses capacités d’ici 2026, en industrialisant la conversion des unités de cogénération vers l’injection.
Une contribution à la décarbonation du mix gazier
À travers cet accord, les deux acteurs participent à la structuration d’une chaîne de valeur intégrée du biométhane, combinant production agricole, technologies d’épuration et mécanismes de soutien réglementaire. Ce type de partenariat illustre le rôle croissant des contrats de long terme dans la sécurisation des volumes de gaz renouvelable et dans l’accélération de la transition énergétique du secteur gazier français.