En fixant un objectif ambitieux d’électrification de la consommation finale d’énergie d’ici 2030, le Gouvernement confirme la nécessité de substituer les usages fossiles par des solutions électriques décarbonées. La FIEEC se dit prête à accompagner l’État dans la mise en œuvre de mesures concrètes et opérationnelles, susceptibles d’avoir un impact réel sur l’économie. Des décisions audacieuses, notamment sur le plan fiscal et réglementaire, seront indispensables pour créer un environnement favorable à l’électrification. La fédération regrette par ailleurs que le projet de loi de finances 2026 n’ait pas saisi l’occasion de réduire l’accise sur l’électricité, mesure possible sans coût pour les finances publiques.
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La réussite de ce plan repose sur la cohérence des politiques publiques dans tous les secteurs : industrie, mobilité, bâtiment et data centers. Il faudra offrir aux acteurs économiques visibilité, simplification administrative, levée des freins financiers, et attractivité fiscale et réglementaire pour le choix électrique.
Le dispositif de soutien public, notamment les aides de l’État et les mécanismes de bonification des CEE, devra être renforcé avec une approche systémique adaptée à chaque secteur. Cette accélération permettra d’augmenter rapidement les volumes d’usages électrifiés et de valoriser les investissements dans la production d’électricité décarbonée.
Une politique énergétique au service de l’industrie
Pour être efficace, le plan doit s’appuyer sur les capacités industrielles françaises et européennes. L’accélération de l’électrification doit renforcer la filière électrique nationale, plutôt que de transférer des parts de marché à des acteurs non européens. La FIEEC appelle à l’élaboration d’un plan stratégique coordonné avec les industriels afin que ce choc d’électrification devienne aussi un choc de compétitivité.
Benoît Coquart, président de la FIEEC, insiste : « Il est nécessaire de créer les conditions d’un véritable choc d’électrification, une nécessité souveraine et écologique. Il est urgent d’accélérer les consommations électriques en France, dans l’industrie, les data centers, la mobilité et le bâtiment, pour tirer le meilleur parti de l’électricité la plus décarbonée et la plus compétitive d’Europe ».