Menée dans le cadre des obligations de recherche systématique de fuites (RSF), l’expérimentation concerne le tronçon Cazilhac – Narbonne – Claira, long de 107 km. Elle repose sur la réalisation de survols bimestriels à l’aide du dirigeable HyLighter, équipé d’un capteur Pergam Falcon+, en complément des inspections actuellement réalisées par hélicoptère. Les données issues des deux dispositifs feront l’objet d’analyses comparatives. Sous réserve de l’obtention des autorisations réglementaires nécessaires, six survols bimestriels sont prévus en 2026.
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L’objectif du projet est d’évaluer, en conditions réelles d’exploitation, la capacité d’un ballon dirigeable à répondre aux exigences techniques, réglementaires et opérationnelles de la surveillance des réseaux de transport de gaz, tout en réduisant l’empreinte carbone associée à ces opérations. Le ballon dirigeable HyLighter, gonflé à l’hélium, évolue à très basse altitude (20 à 30 m) et à vitesse réduite, des conditions favorables à une détection fine des émissions diffuses. Entièrement électrique en phase de vol et alimenté par une pile à combustible hydrogène, il n’émet aucun gaz à effet de serre et génère des nuisances sonores limitées, en comparaison des moyens aériens conventionnels.
« Cette opération nous permet de tester, sur le terrain, une nouvelle modalité de surveillance des canalisations, en complément des dispositifs existants. Le recours à un ballon dirigeable offre des perspectives intéressantes en matière de précision des mesures et de réduction de l’empreinte environnementale, dans un cadre réglementaire et opérationnel exigeant », souligne Éric Vergez Thèze, chargé de planification et d’assistance opérationnelle chez Teréga.
Une expérimentation règlementée
Les vols sont réalisés dans un cadre strictement réglementé, incluant une analyse de risques préalable (SORA) et l’obtention des autorisations requises auprès des autorités compétentes. L’exploitation du dirigeable mobilise une équipe dédiée, composée d’opérateurs au sol et d’un pilote à distance, et intègre des dispositifs de sécurité et de redondance adaptés aux opérations aériennes.
Cette phase d’expérimentation doit permettre à Teréga d’évaluer la pertinence de cette solution pour ses futures campagnes de surveillance réglementaire. Les enseignements tirés pourraient, le cas échéant, alimenter les réflexions sur l’évolution des dispositifs de surveillance des réseaux.
« Cette expérimentation illustre notre volonté de mobiliser des solutions innovantes pour renforcer la performance de la surveillance de nos infrastructures, tout en réduisant l’empreinte environnementale de nos opérations, explique Carolle Foissaud, présidente et directrice générale de Teréga. Tester, en conditions réelles, une technologie alternative aux survols traditionnels nous permet d’explorer de nouvelles voies pour répondre à nos obligations réglementaires en matière de détection des fuites de méthane. »
De son côté, Thomas Laporte, cofondateur et directeur commercial de HyLight, ajoute : « Le projet mené avec Teréga démontre la capacité du HyLighter à répondre aux exigences opérationnelles et réglementaires d’un opérateur d’infrastructures, dans un contexte industriel réel. Cette expérimentation constitue une étape clé pour évaluer l’apport d’une solution de surveillance aérienne bas carbone, précise et compatible avec les contraintes des réseaux de transport de gaz ».
Principales caractéristiques du HyLighter
Drone dirigeable automatique de 12 m de long pour 2 m de diamètre, le HyLighter est gonflé à l’hélium. Il affiche un poids total en vol de 2 kg et peut embarquer une charge utile allant jusqu’à 10 kg. Évoluant à une altitude comprise entre 20 et 30 mètres, à une vitesse de 10 à 20 km/h, il est propulsé par des moteurs électriques alimentés par une pile à combustible hydrogène, assistée par une batterie tampon. Selon les conditions météorologiques, son autonomie peut atteindre jusqu’à 7 h, sans émission de gaz à effet de serre en phase de vol.
Drone dirigeable automatique de 12 m de long pour 2 m de diamètre, le HyLighter est gonflé à l’hélium. Il affiche un poids total en vol de 2 kg et peut embarquer une charge utile allant jusqu’à 10 kg. Évoluant à une altitude comprise entre 20 et 30 mètres, à une vitesse de 10 à 20 km/h, il est propulsé par des moteurs électriques alimentés par une pile à combustible hydrogène, assistée par une batterie tampon. Selon les conditions météorologiques, son autonomie peut atteindre jusqu’à 7 h, sans émission de gaz à effet de serre en phase de vol.