Le Premier ministre Manuel Valls doit se rendre ce jour à Montpellier pour y signer le contrat de plan Etat-région 2015-2020, qui concerne entre autres le financement de deux nouvelles gares TGV (Train à Grande Vitesse) dans le cadre du Contournement Nîmes-Montpellier (CNM). Des responsables écologistes l’interpellent sur le sujet.
Selon une dépêche AFP, des élus et responsables régionaux d’Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) ont interpellé ce dimanche 21 décembre le Premier ministre sur le financement des deux nouvelles gares TGV de la région Languedoc-Roussillon, à savoir celles de Lattes (Hérault, près de Montpellier) et de Manduel (Gard, près de Nîmes). Ces infrastructures s’inscrivent dans le cadre du CNM, future LGV (Ligne à Grande Vitesse) entre Nîmes et Montpellier qui devrait permettre d’optimiser le trafic ferroviaire local.
Les responsables écolos pointent du doigt plusieurs aspects du dossier, notamment le fait que la gare de Lattes ne sera pas connectée au réseau TER (Train Express Régional) et qu’elle sera de surcroît construite en zone inondable. De plus, les contestataires dénoncent "les dérives financières et les errements auxquels nous conduisent les promoteurs du dogme de la grande vitesse". Selon ces responsables EELV, l’édification des deux gares TGV en question coûterait 350 millions d’euros ; une somme qu’ils craignent de ne pas être rentabilisée, avançant le risque d’avoir "des gares fantômes sans trafic significatif pendant de longues années".
Les élus et responsables d’EELV de la région Languedoc-Roussillon ont achevé leur courrier commun à Manuel Valls en lui demandant de suspendre la construction des gares TGV de Lattes et de Manduel et de revoir la localisation de l’infrastructure proche de Montpellier.