Pour la FNTP, le risque majeur serait d’opposer la régénération et le développement des infrastructures, car on ne peut préserver l’existant au détriment de l’avenir. Pour Alain Grizaud, Président de la Fédération Nationale des Travaux Publics : « Le rôle du COI est d’évaluer les besoins du pays en infrastructures, pas d’ajuster notre ambition à la contrainte budgétaire. La question du besoin doit précéder dans la réflexion celle du financement. La prise en compte des bénéfices socio-économiques sur le long terme est également indispensable ».
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Les 18 grands projets d’infrastructures examinés par le COI doivent être regardés pour ce qu’ils sont : des investissements structurants pour désaturer les réseaux, décarboner les mobilités, soutenir l’activité économique et préparer la France de demain. Evaluer le seul coût pour les finances publiques, c’est sous-estimer leurs bénéfices socio-économiques de long terme et prendre le risque d’organiser le déclassement économique du pays.
La FNTP appelle donc l’État à renouer avec une vision de long terme en matière d’infrastructures et à assumer une stratégie d’investissement claire, intégrant à la fois la régénération, la modernisation et la construction.
La FNTP attend désormais du Gouvernement qu’il traduise cette ambition dans une loi de programmation pluriannuelle des infrastructures, indispensable pour donner de la visibilité aux acteurs, sécuriser des financements pérennes et garantir la continuité des investissements dans le temps.